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L’essence est chère et des entreprises loin des centres peinent à recruter du personnel

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Le lieu historique Roma à Trois-Rivières, à l'Île-du-Prince-Édouard, offre des visites guidées bilingues. (archives)

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

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Des employeurs du secteur touristique ont du mal à recruter du personnel pour cette saison estivale, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le problème touche particulièrement les attractions touristiques éloignées des centres urbains, alors que le prix de l’essence fracasse de records dans la province.

Certains employeurs, comme Lise Morin, présidente du lieu historique Roma, blâment l’inflation pour le manque d’intérêt des gens envers certaines attractions touristiques.

« Alors si quelqu’un doit prendre sa voiture jusqu’à Roma depuis Charlottetown, c’est vraiment loin, et le marché de l’emploi est très compétitif aussi. »

— Une citation de  Lise Morin, présidente du lieu historique Roma à Trois-Rivières

Situé à environ 42 kilomètres de Charlottetown, ce lieu historique n’a reçu qu’un tiers des candidatures déposées habituellement pour des postes durant la saison estivale.

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L'édifice principal du lieu historique Roma a été construit en 2004. (archives)

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Sept personnes qui y ont travaillé l’an dernier reviendront au travail en 2022, mais cette attraction touristique de l’est de l’île a encore besoin de quatre autres employés.

C’est plus difficile de recruter des étudiants que des adultes […] Nous avons aussi participé aux foires de l’emploi. Habituellement, on a un retour intéressant, et cette année, le retour a été zéro, ajoute Lise Morin qui doit se dépêcher pour recruter du personnel.

Le lieu historique Roma reprend ses activités dédiées aux écoles dès le 30 mai, et le public en général pourra le visiter à compter du 1er juillet.

Compte à rebours vers l'été

Gérant du Village Musical Acadien dans la région Évangéline, Marcel Bernard cherche des employés depuis février dernier, mais quatre postes sont toujours à pourvoir.

« Ce n’est pas évident cette année ! C’est très difficile de pourvoir les postes. On dirait que cela a changé depuis la pandémie. »

— Une citation de  Marcel Bernard, gérant du Village Musical Acadien

Il nous manque encore un cuisinier, deux aides cuisiniers et un poste à l’administration. Ce sont quatre postes à pourvoir avant l’ouverture, précise-t-il.

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Marcel Bernard, gérant du Village Musical Acadien à Abram-Village, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Anthony Azard

Marcel Bernard doit néanmoins se dépêcher, car cette attraction touristique de la région Évangéline ouvre ses portes aux visiteurs le 1er juillet.

D’autres explications pour le phénomène

Marcel Bernard reconnaît que l’inflation a un effet sur le recrutement sur l’ensemble de l’île.

Cependant, le fait que les contrats dans l’industrie touristique soient temporaires contribue aussi au désintérêt de certaines personnes pour le secteur, selon lui.

C’est plus difficile quand ce sont des postes saisonniers, quand tu cherches des personnes pour trois mois, par exemple, explique Marcel Bernard.

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Le Village Musical Acadien est situé à plus de 84 km de Charlottetown et à 26 km de Summerside, les deux les plus grandes villes de l'Île-du-Prince-Édouard. (archives)

Photo : Radio-Canada / Anthony Azard

D’autres facteurs collaborent particulièrement à mettre un frein au recrutement dans la région Évangéline, notamment le vieillissement de la population locale, explique-t-il.

La jeunesse n’est pas là. Il y a moins d'élèves à l'école aussi. Tous les ans, on avait l’habitude d’avoir des élèves de la 11e et la 12e année de l’école Évangéline, mais cette année, ils se sont peut-être trouvés de l’emploi ailleurs précise le gérant du Village Musical Acadien.

Le restaurant Shack à Gilles, qui est géré par l’équipe du village, risque de ne pas ouvrir ses portes dans la région Évangéline cette année, faute de personnel, selon Marcel Bernard.

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Peter Fullerton est un opérateur touristique à Cavendish. Cette région est situé sur la côte nord de l'Île-du-Prince-Édouard et est connue pour ses plages de sable blanc, ses sentiers côtiers et ses terrains de camping.

Photo : Radio-Canada / Steve Bruce

Des salaires plus élevés pour attirer les gens

D’autres voyagistes ont augmenté le salaire de leurs employés pour compenser le coût du transport.

C’est le cas de Peter Fullerton, opérateur touristique à Cavendish qui est situé à 40 kilomètres de Charlottetown.

« Avec l’augmentation du prix de l’essence, qui est presque 50 % plus élevé que l’année dernière, nous avons pensé que pour avoir des gens ici, nous devions payer plus. »

— Une citation de  Peter Fullerton, gestionnaire à Avonlea Village et à Cavendish Boardwalk

Selon lui, les nettoyeurs, les jardiniers et le personnel d’entretien gagneront tous 1,50 $ de plus par heure cette saison.

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Tom Donovan est le propriétaire du restaurant Captain Scott's Fish and chips, un autre établissement touristique à Cavendish.

Photo : Radio-Canada / Steve Bruce

L’équipe du Captain Scott's Fish and chips, un autre établissement à Cavendish, est toujours à la recherche d’un cuisinier.

Le propriétaire, Tom Donovan, souligne que la plupart de ses employés sont des étudiants universitaires qui ont en général un budget assez serré.

Nous leur offrons un ou deux dollars de plus par heure pour qu’ils viennent ici, car je comprends que cela coûte cher de venir ici en voiture tous les jours, précise-t-il.

Le taux d’inflation à l’île a atteint 8,9 % en avril, la plus forte hausse au pays.

Le prix de l’essence a dépassé le cap des deux dollars le litre, un record dans la province.

Avec des informations de Steve Bruce, de CBC

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