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Manifestation des camionneurs : la Couronne veut remettre Tamara Lich en prison

Tamara Lich soutient toujours le mouvement des camionneurs, enfreignant ainsi les conditions de sa mise en liberté sous caution, selon la Couronne

Un dessin de Tamara Lich lors de sa comparution.

Tamara Lich est reconnue comme étant l'une des figures de proue du convoi des camionneurs (archives).

Photo : La Presse canadienne / Alexandra Newbould

Radio-Canada

Les procureurs de la Couronne soutiennent que l'une des organisatrices de la manifestation des camionneurs à Ottawa, Tamara Lich, devrait être placée de nouveau en détention pour avoir violé ses conditions de mise en liberté sous caution en continuant de soutenir le mouvement.

Mme Lich a accepté d'assister au gala du Justice Centre for Constitutional Freedoms (JCCF), prévu pour le 16 juin à Toronto, où elle doit recevoir le prix de la liberté George Jonas 2022.

Mme Lich a souffert pour la cause de la liberté en passant 18 jours en prison injustement et illustre le courage, la détermination et la persévérance, a écrit l'organisation dans une déclaration sur son site web, que la Couronne a incluse dans son avis de requête.

Selon la demande déposée par ses avocats, Mme Lich ne doit soutenir d'aucune façon tout ce qui concerne le convoi et le document accuse l'événement d'être conçu pour soutenir ce mouvement.

L'événement comprend une réception privée accessible au prix de 500 $, et pour la Couronne, il s’agit de la seule conclusion raisonnable d’estimer que Mme Lich a accepté d'assister à cet événement pour soutenir la cause du convoi.

Mme Lich est sortie de prison le 7 mars sous plusieurs conditions, notamment celle de quitter Ottawa, annulant ainsi une décision de la Cour, prise le mois précédent, de la maintenir en prison. Elle vit dans une résidence de l'Alberta depuis environ deux mois.

Moiz Karimjee, l'avocat de la Couronne qui poursuit Mme Lich, soutient également dans sa dernière demande que la décision de libérer Mme Lich, en mars, a été prise sans analyse appropriée.

Elle a été arrêtée le 17 février dernier, peu de temps avant l’intervention de la police pour mettre fin à la manifestation des camionneurs et déloger les participants qui occupaient les rues du centre-ville d'Ottawa depuis près de trois semaines. Mme Lich est restée en détention et s'est d’abord vu refuser une mise en liberté sous caution le 22 février, avant de parvenir à faire annuler cette décision, en appel, pour être finalement libérée.

Keith Wilson discutant avec un policier devant des camions stationnés lors d'une manifestation.

Keith Wilson (à gauche), un avocat représentant les organisateurs de la manifestation des camionneurs, lors des événements à Ottawa en février. Il est également avocat auprès de JCCF, une organisation caritative associée au convoi des camionneurs.

Photo : Reuters / Patrick Doyle

Mme Lich et Chris Barber sont conjointement accusés de méfait, d’avoir encouragé d’autres personnes à commettre un méfait, d'entrave au travail de la police, d’avoir encouragé d’autres personnes à faire obstruction au travail de la police, d’avoir encouragé d’autres personnes à faire de l’intimidation et d'intimidation en bloquant et en obstruant une ou plusieurs autoroutes.

Dans sa demande, la Couronne affirme que Mme Lich a continué à soutenir la cause du convoi et qu'elle l'a fait avec l'aide du JCCF, un organisme de bienfaisance associé au convoi.

La nature collaborative et représentative de la relation entre les parties ne peut être niée, indique la demande, notant que les avocats de l'organisme de bienfaisance ont été présents lors des comparutions devant le tribunal.

Keith Wilson, un avocat du JCCF, s'est rendu aux manifestations à Ottawa et a participé aux conférences de presse officielles du convoi des camionneurs pour parler au nom du groupe.

Tamara Lich devrait être détenue, conclut l'avis de requête de la Couronne.

Deux jours d'audience

Mme Lich a comparu virtuellement, jeudi, devant la Cour supérieure de l'Ontario. Une comparution durant laquelle les avocats se sont disputés sur la manière dont l'enquête sur le cautionnement devrait se dérouler.

Les avocats de Tamara Lich prévoient faire valoir que ses conditions de mise en liberté sous caution sont trop restrictives et devraient être réexaminées.

Son avocat, Lawrence Greenspon, a déclaré jeudi au tribunal que l'interdiction d'utiliser les réseaux sociaux imposée à Tamara Lich était inutilement large et avait eu un impact énorme sur sa vie pendant qu'elle n'était pas en détention. Il a expliqué que sa cliente souhaite pouvoir entrer en contact avec sa grand-mère de 94 ans par le biais des réseaux sociaux et communiquer avec ses amis et sa famille.

L'audience entamée jeudi devrait durer deux jours.

Avec les informations de David Fraser, de CBC News, et de La Presse canadienne

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