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Une demande d’appel de la FIQ rejetée en Cour suprême

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L’Association des entreprises privées de personnel soignant se réjouit d’une décision de la Cour suprême. (archives)

Photo : getty images/istockphoto / sudok1

Radio-Canada

L’Association des entreprises privées de personnel soignant du Québec (EPPSQ) se réjouit d’une décision de la Cour suprême du Canada de rejeter une demande d’appel de la Fédération des infirmières du Québec (FIQ) - Syndicat des professionnelles en soins de l'Est-de-l'Île-de-Montréal.

Depuis plusieurs années, la Fédération des infirmières du Québec poursuit l’Association des agences de placement du Québec [...] et ceux qui les engagent, dont le gouvernement, disant que les gens qui proviennent des agences et travaillent dans les hôpitaux devraient payer des cotisations syndicales, indique la présidente de l’agence sherbrookoise Continuum et présidente de l’EPPSQ Hélène Gravel. 

Elle est heureuse de la décision de la Cour suprême de clore le dossier le 28 avril dernier. Nous sommes excessivement contents, parce que ça veut dire qu’il y a une reconnaissance du rôle des agences de placement comme partenaires essentiels du réseau de la santé du Québec, soutient-elle. 

Selon elle, les agences ne sont pas responsables de la pénurie de personnel dans le réseau public. 

Comme agence, quand on est en contrat avec le gouvernement, on n’a pas le droit de faire des offensives de recrutement à l’intérieur du réseau. Quand les gens quittent le réseau, il y a des raisons, et c’est à la FIQ de nous dire pourquoi ils quittent. Ce n’est pas les agences qui viennent les chercher, ajoute-t-elle. 

« Pour quelles raisons il y a autant de défection? Ce n’est pas à nous de répondre à cette question-là.  »

— Une citation de  Hélène Gravel, présidente de l'Association des entreprises privées de personnel soignant du Québec

La présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est affilié à la FIQ Stéphanie Goulet croit cependant que le recours à de la main-d'œuvre indépendante (MOI) amène des injustices dans le réseau de la santé. 

La Cour Suprême a refusé d’entendre notre point de vue. Notre désir était que le personnel des agences qui travaillent dans certains établissements de santé publique depuis des mois, des années des fois, devrait devenir nos membres et payer une cotisation entre autres, et ne devrait pas avoir de bénéfices supérieurs à nos membres qui travaillent avec lui, explique-t-elle.

Les horaires représentent notamment un sujet épineux pour le personnel du réseau public, constate-t-elle. Nos membres quittent le réseau public pour aller dans les Agences privées. C’est un choix qu’elles font, ce n’est pas sur ça le problème. Le problème, c’est que quand elles reviennent travailler dans le réseau public qu’elles ont choisi de quitter la majorité du temps, elles reviennent souvent sur des remplacements de jour du lundi au vendredi qui devraient revenir à nos membres

À l’école, c’est nommé que les gens dans le réseau public de la santé vont devoir travailler sur des quarts défavorables, qui sont de soir et de nuit généralement les premières années de leur carrière. Éventuellement, plus on accumule d’ancienneté, on peut postuler sur des postes de jour, sur des postes qui n’ont pas de fins de semaine. Nos conditions de travail devraient s’améliorer. Mais ce qu’on voit dans le réseau de la santé depuis des années, c’est que les conditions ne s’améliorent pas. Nos membres qui ont beaucoup d’ancienneté doivent demeurer dans des cadres défavorables au bénéfice de la MOI [main-d'œuvre indépendante], qui vient travailler par exemple sur des remplacements de jour du lundi au vendredi, dénonce Mme Goulet. 

« Ça n’a pas de sens, on ne pourra pas garder notre personnel dans le réseau public de la santé si on fait ça. »

— Une citation de  Stéphanie Goulet, présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est affilié à la FIQ

La FIQ estime également que de meilleures conditions de travail pour ses membres, incluant un meilleur contrôle des ratios entre les travailleurs et les patients, pourraient aider le réseau de la santé à retenir son personnel et à attirer de la relève. 

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