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Ukraine : la communauté internationale tente de contrer la crise alimentaire mondiale

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Des épis de blé dans un champ de la région de Kiev, en Ukraine.

Photo : Reuters / Valentyn Ogirenko

Radio-Canada

L’Organisation des Nations unies (ONU) tire la sonnette d’alarme et appelle la Russie à débloquer les exportations ukrainiennes de céréales dans un contexte de crise alimentaire aggravée depuis le début de l'invasion russe.

La Russie doit permettre l'exportation sûre et sécurisée des céréales stockées dans les ports ukrainiens, a indiqué le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Lors d'une réunion ministérielle organisée à New York par les États-Unis, M. Guterres a affirmé que des voies de transport alternatives pour l'expédition maritime de ces céréales, dont regorgent notamment des silos à Odessa, peuvent être explorées, même si nous savons que cela ne suffira pas à résoudre le problème.

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Un entrepôt de blé dans le village de Luky, à l'ouest de l'Ukraine, en mars.

Photo : Associated Press / Nariman El-Mofty

Le Programme alimentaire mondial des Nations unies a indiqué que le conflit a non seulement fait grimper le prix des céréales mais pourrait aussi pousser les pays qui dépendent du blé ukrainien vers la famine.

L'insécurité alimentaire se profilait déjà avant la guerre en Ukraine en raison d’autres conflits ainsi que des crises climatique et économique.

Toutefois, l’invasion de l’Ukraine par les forces russes a aggravé la situation. À elles seules, l'Ukraine et la Russie assurent 30 % du commerce mondial de blé, et certains pays, notamment le Liban et le Bangladesh, en dépendent pour se procurer cet aliment de base.

En plus des céréales, l’ONU veut un accès sans restrictions des engrais russes aux marchés mondiaux.

Les engrais russes ne sont pas sous le coup des sanctions occidentales, mais Moscou a arrêté leur exportation.

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L'Ukraine, qualifiée de « grenier à blé » de l'Europe, est un gros exportateur de blé, d'orge, de betteraves sucrières et d'autres céréales ainsi que d'huile de tournesol.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Les banquiers dans l’arène

En guise de réponse, la Banque mondiale a annoncé une enveloppe de 12 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois, dont la majorité ira aux pays d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Europe de l'Est ainsi que d'Asie centrale et du Sud.

Cette enveloppe est destinée à soutenir des projets qui favorisent l'agriculture, la protection sociale pour amortir les effets de la hausse des prix des denrées alimentaires, l'approvisionnement en eau et l'irrigation, a précisé l'institution.

La Banque mondiale a aussi annoncé qu'elle disposait de 18,7 milliards de dollars non utilisés qui vont être consacrés aux projets.

Au total, cela représente plus de 30 milliards de dollars disponibles pour la mise en œuvre de la lutte contre l'insécurité alimentaire au cours des 15 prochains mois, a expliqué la Banque mondiale.

« Pour informer et stabiliser les marchés, il est essentiel que les pays fassent maintenant des déclarations claires sur les futures augmentations de production en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. »

— Une citation de  David Malpass, président de la Banque mondiale

M. Malpass recommande aux pays de faire des efforts concertés pour augmenter l'approvisionnement en énergie et en engrais et pour aider les agriculteurs à accroître les plantations et les rendements des cultures. Il leur demande aussi de supprimer les politiques qui bloquent les exportations et les importations [...] ou qui encouragent le stockage inutile.

Notre     dossier Guerre en Ukraine

À New York, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a souligné l'engagement des États-Unis à lutter contre la famine et la malnutrition.

Washington a débloqué 215 millions de dollars supplémentaires pour la lutte contre l'insécurité alimentaire, a-t-il précisé.

Le Canada n’est pas en reste. La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a promis que l’approche du Canada sera audacieuse.

Du financement au niveau multilatéral au soutien logistique de la chaîne d'approvisionnement, aux inspecteurs des aliments et aux expéditions de fret, nous nous impliquerons, a lancé Mme Joly.

« Nous libérerons les céréales ukrainiennes et les pays recevront leurs expéditions. Au secrétaire général, bien sûr, nous soutiendrons ses efforts pour trouver des solutions pacifiques et durables pour faire sortir ces céréales. »

— Une citation de  Mélanie Joly, ministre canadienne des Affaires étrangères

Le Canada enverra des cargos dans les ports de Roumanie et d'autres pays européens voisins de l'Ukraine pour l'aider à exporter son blé, ce que Mme Joly a décrit dans son discours mercredi comme du blé de la liberté.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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