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Le camionneur sauvé in extremis à Eastman remercie ceux qui lui ont sauvé la vie

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Gérald St-Pierre est de retour à la maison avec Francine Letendre, son épouse depuis bientôt 48 ans.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Radio-Canada

Gérald St-Pierre, de Magog, conduit des camions depuis 34 ans. Lundi, il s’est retrouvé enlisé dans la boue après une sortie de route à Eastman, sur le chemin de Khartoum. Mercredi, il a raconté sa mésaventure à Radio-Canada et remercié ceux qui lui ont sauvé la vie.

Je m’en allais domper un voyage de sable sur un chantier. Quand j’ai essayé de m’attacher, j’ai baissé les yeux quelques secondes. Quand je les ai relevés, il était trop tard, se rappelle-t-il.

Une fois le camion dans le fossé, une bûche a cassé la fenêtre avant de la cabine. L’eau a vite commencé à emplir l’habitacle.

Ma main gauche était libre, mais je ne pouvais pas respirer. C’était de la boue et de l’eau. J’ai réussi à en enlever pour [respirer] et j’ai commencé à avoir un petit "respir". Au moins, il y avait de l’air qui passait, car j’en ai avalé, de la boue, continue-t-il.

Il est conscient d’avoir frôlé la mort de très, très près .

Je remercie le ciel et mon petit ange, ajoute-t-il.

Cet ange , c'est Karine Lareau, qui a été ambulancière pendant 20 ans avant de devenir camionneuse. Elle a été la première à porter secours à M. St-Pierre en brisant la fenêtre du côté conducteur, aidée par un autre camionneur.

Ils ont cassé la fenêtre. [...] Elle m’a sorti la tête de dans la boue. Ça a été une question de quelques secondes, pas de minutes , remarque M. St-Pierre.

Pendant toutes ces manœuvres, il dit n’avoir eu que sa famille en tête.

Je me suis dit "Je veux voir mes petits-enfants", dit-il avec émotion. Ça a été pas mal ça. "Je dois passer au travers, je ne peux pas rester ici".

Les renforts sont arrivés une dizaine de minutes plus tard. Il leur a fallu environ une heure pour extirper M. St-Pierre du camion en passant par le toit.

Après une nuit et un jour à l'hôpital où il a passé une batterie d'examens, Gérald St-Pierre sait maintenant qu’il va bien, hormis une vertèbre à surveiller. Il est de retour à la maison avec Francine Letendre, son épouse depuis bientôt 48 ans.

J’étais content de la retrouver, s’exclame-t-il.

Il ne sait pas encore s’il va reprendre le volant. Il a toutefois l’intention de revoir Karine Lareau pour la remercier. J’aimerais ça être capable de lui faire sortir une médaille de bravoure. Si ce n’était pas d’elle, je ne serais pas là.

Avec les informations de Guylaine Charette

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