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Trois étudiants du Cégep lanceront une sonde dans la stratosphère

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Le projet de fin d’études collégiales de Maxime Germain, Pierre-Alexandre Roy et Samy Ailas permettra de recueillir des données sur la vitesse du son en altitude.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Trois finissants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue font équipe avec l’organisme Nanikana-Aérospatiale pour le lancement d’une sonde dans la stratosphère.

Baptisé Inertie, le projet de fin d’études collégiales de Maxime Germain, Pierre-Alexandre Roy et Samy Ailas permettra de recueillir des données sur la vitesse du son en altitude.

Les trois finissants en Sciences de la nature ont mis près de 500 heures à réaliser leur sonde de 1,1 kilogramme. À l’aide d’un ballon gonflé à l’hélium, la sonde s’envolera jusqu’à 34 kilomètres d’altitude pendant le vol, qui durera près de trois heures, entre Preissac et Lebel-sur-Quévillon.

Un ordinateur à bord recueillera en temps réel des données sur la pression, la température et le taux d’humidité et leur impact sur la vitesse du son.

Selon les conditions météorologiques, le lancement est prévu pour l’un ou l’autre des deux prochains week-ends.

On a été inspirés par Infoman qui a fait une expérience du genre dans son spécial de fin d’année, explique Pierre-Alexandre Roy. On a aussi vu beaucoup de vidéos amateurs qui nous ont donné le goût de cette expérience. Au départ, on pensait que ça serait une simple boîte avec une caméra, mais on finit avec une expérience presque de niveau universitaire et ça nous rend très fiers.

Depuis janvier, les étudiants ont travaillé à réduire le poids de leur sonde à travers la conception de quatre prototypes. Ils ont travaillé étroitement avec Nanikana pour chaque étape, en plus de trouver des commanditaires. Leur enseignant en physique, Jérémie Belzile, ne cache pas son admiration devant le travail de ses trois étudiants.

J’enseigne la physique depuis 13 ans et c’est sans doute le plus gros et intense projet de fin d’études que j’ai vu, lance-t-il. C’était magnifique de les voir aller. Le projet a commencé très petit, mais leur engagement a déterminé l'envergure que ça a pris, souligne M. Belzile.

Promouvoir les sciences aérospatiales

Pour Nanikana, il s’agit d’une troisième expérience avec le monde scolaire dans le cadre de son Programme de promotion des sciences aérospatiales. Le président, Jean-François Nadeau, est fier de relancer de cette façon les activités de l’organisme, après un ralentissement causé par la pandémie.

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Jean-François Nadeau, président de Nanikana-Aérospatiale

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

C’est un de nos objectifs premiers, de promouvoir la science auprès des jeunes de la région. On veut démontrer qu’il est possible de faire de l’aérospatiale ici même dans la région. Ça démontre concrètement à quoi toutes les matières scolaires peuvent servir. Les gars ont travaillé fort et ils ont bien compris tout ce qu’il y a derrière un tel lancement. C’est plus compliqué que de juste attacher une sonde à un ballon, explique-t-il.

Avant même de connaître les résultats du vol, de tenter de récupérer la sonde au sol et d’en analyser les données, les trois étudiants disent déjà mission accomplie.

Pour nous, c’est déjà un succès. On a travaillé fort et peu importe si on a des résultats ou pas, juste le fait de pouvoir la lancer, c’est un gros plus, conclut Maxime Germain.

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