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Tuerie de Portapique : des communications radio difficiles

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Des gendarmes bloquant la route menant à une scène de crime à Portapique le 26 avril 2020.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lefebvre

Deux commandants qui dirigeaient l'intervention de la Gendarmerie royale du Canada lors de la tuerie d'avril 2020 en Nouvelle-Écosse ont raconté, devant la commission d'enquête publique mercredi, qu'ils ont eu de la difficulté à accéder à des informations cruciales.

Le sergent d'état-major à la retraite Jeff West a été le premier commandant des interventions critiques de la GRC à arriver au poste de commandement de Great Village., Ce poste a été établi à une dizaine de kilomètres de Portapique, où le tireur circulant dans un faux véhicule de la GRC a fait 13 des 22 victimes de la tragédie des 18 et 19 avril 2020.

Jeff West a raconté devant la Commission des pertes massives que lorsqu'il a pris les commandes, il ne pouvait pas diffuser sur le réseau de la police depuis sa radio portable pendant quatre minutes, jusqu'à ce qu'il se tienne à côté d'une fenêtre.

Selon lui, le fait que les radios portables n'aient pas le pouvoir de permettre à un commandant d'incident critique d'annoncer sa présence est problématique.

Jeff West a aussi témoigné que lorsqu'il a pris les commandes, il n'y avait que des cartes en papier pour repérer les lieux. Il a ainsi reconnu devant la commission qu'il n'était pas au courant de l'existence d'un chemin traversant un champ de bleuets par lequel le tueur, selon la commission, s'est échappé.

Une radio non cryptée

Le sergent d'état-major à la retraite Kevin Surette a, pour sa part, insisté sur combien il était difficile de communiquer par radio avec les agents sur le terrain, car tout le monde parlait en même temps sur les ondes.

Kevin Surette a aussi eu du mal à obtenir l'intervention d'un hélicoptère.

Il a raconté devant la commission qu'à un moment, un membre du poste de commandement lui a donné une autre radio pour communiquer avec le pilote de l'hélicoptère prêté par le ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse. Selon lui, la communication était difficile et n'était pas cryptée.

La question des barrages routiers

Quand les deux commandants ont plus tard compris que le tueur avait quitté Portapique et se déplaçait dans le centre de la province, la question s'est posée d'établir des barrages routiers pour tenter de l'arrêter.

Pourtant, le sergent d'état-major Kevin Surette s'y est opposé. Nous savions qu'il y aurait probablement une fusillade et nous ne voulions pas que cela se produise devant des automobilistes à l'arrêt, a-t-il dit.

Les audiences de la Commission des pertes massives doivent reprendre le 25 mai.

Avec les informations de la Presse canadienne

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