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Un fermier rentabilise son champ en le transformant en jardin communautaire

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Al Elliott a converti une partie de ses terres en jardin communautaire.

Photo : Al Elliott

Al Elliott a trouvé une façon créative de rentabiliser un de ses champs : il l'a transformé en jardin communautaire. À peine commencé, son projet suscite déjà l’engouement des résidents des villes voisines.

Militaire à la retraite, Al Elliott se sert principalement de sa propriété de 40 acres, située 13 kilomètres à l’est d’Edmonton, pour faire pâturer et promener les chevaux qu’il garde en pension.

Il y a quelque temps il s’est aperçu qu’un de ses champs ― où il a planté de la luzerne et de la fléole des champs pour produire du foin il y a plus de 10 ans ― n’est ni nécessaire ni particulièrement lucratif.

Il a donc eu l’idée de convertir ce champ en jardin communautaire.

« Je me suis dit que les gens qui vivent à Edmonton n’ont pas de place pour avoir un jardin. Moi, j’ai toutes ces terres. J’ai pensé que cela pourrait être une situation gagnant-gagnant. »

— Une citation de  Al Elliott

Il a lancé l’idée une première fois en 2019 avant d'y renoncer, croyant qu’il n’y aurait pas assez de personnes intéressées. Ce printemps, il a retenté le coup.

« La demande a surpassé mes attentes! »

— Une citation de  Al Elliott

Pour 50 $, les intéressés peuvent louer une parcelle de 93 m2 (1000 pi2) entre le 1er mai et le 31 octobre.

En un mois, 34 personnes ont réservé la leur. Des dizaines d’autres ont contacté Al Elliott pour avoir des informations.

Ce dernier dit que les jardiniers viennent pour la plupart de Sherwood Park, d'Edmonton ou de Fort Saskatchewan. Certains sont des immigrants qui cherchent à faire pousser des légumes de leur pays d’origine qu’ils peinent à trouver en épicerie.

Carottes, betteraves, laitues et épinards ont déjà commencé à apparaître sur les terres. Une personne a même planté des fleurs.

« Je leur dis juste que ce qu’ils plantent doit être légal au Canada. »

— Une citation de  Al Elliott

Il a installé une aire de pique-nique près du champ pour que les gens puissent discuter et se reposer.

Le toit sert aussi à récolter l’eau de pluie, dont les jardiniers peuvent ensuite se servir pour arroser leurs plantes.

Ils peuvent également payer pour louer et remplir un caisson de 1000 litres d’eau afin de se faciliter la tâche.

Al Elliott explique qu’il croit que sa terre sera, certes, plus rentable ainsi, mais qu’il tient aussi à ce que les prix restent abordables pour ses clients.

Je ne regarde pas cela seulement d’un point de vue monétaire. J’ai beaucoup de plaisir à faire cela. Je rencontre plein de nouvelles personnes. [...] Je suis à la retraite et cela me donne une toute nouvelle audience à qui parler!, dit-il.

Il est déjà en train de préparer une vingtaine de parcelles de plus pour d’éventuels clients. Il espère bien remplir tout son champ.

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