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Redevances à Percé : des commerçants proposent une autre solution

Vue sur le centre-ville de Percé avec un couple qui marche sur la promenade derrière les commerces.

Depuis mai, une redevance de 1 $ sera prélevée sur chaque transaction supérieure à 20 $ effectuée par les visiteurs dans les commerces de Percé (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Un comité de citoyens-commerçants de Percé demande à la Municipalité de changer d'approche concernant le financement des infrastructures touristiques.

Au lieu d'instaurer une redevance de 1 $ sur les achats de plus de 20 $ effectués par les non-résidents, le comité propose plutôt d'appliquer un concept d'utilisateur-payeur.

L'un des porte-paroles du comité de citoyens-commerçants, Jonathan Massé, propose que soit rendu payant l’accès aux infrastructures touristiques, comme les sanitaires, le réseau de sentiers, ou que soit augmenté le coût d'accès aux infrastructures déjà payantes, comme le stationnement.

Dans plusieurs pays en Europe, il y a une tarification pour les toilettes publiques, donc ça aussi c’est un principe d’utilisateur-payeur qui pourrait être appliqué, indique-t-il. Si les gens veulent aller se promener en montagne, que l’on soit résident de Percé ou touriste, on peut le payer.

Des infrastructures touristiques appliquent déjà ce principe, note Jonathan Massé, en prenant exemple sur le Parc municipal de la Rivière Émeraude.

Accord sur le fond, conflit sur la forme

Jonathan Massé gère des commerces à Percé, mais est aussi maire de Grosses-Roches. Il se dit d'accord sur le principe que la Municipalité de Percé veuille mieux financer les infrastructures que visitent 500 000 touristes par année.

On n’est pas contre le fait que les municipalités aient plus de pouvoirs. On est contre le moyen choisi par la Ville de Percé, insiste-t-il.

L'élu croit par ailleurs que la Municipalité surévalue le coût réel des infrastructures touristiques.

Quand la mairesse parle d’un 800 000 $ qui est un fardeau pour le citoyen, on ne compte aucun des revenus que la Ville reçoit déjà, comme ceux qui proviennent du stationnement ou de la Rivière-aux-Émeraudes. Ce sont des revenus que la Ville reçoit grâce au tourisme, explique-t-il.

« On dit juste qu’il a des dépenses, on ne parle pas des revenus actuels, on n’essaye pas d’en trouver. »

— Une citation de  Jonathan Massé, porte-parole du Comité de citoyens-commerçants de Percé
Jonathan Massé devant le havre de pêche de Grosses-Roches.

Jonathan Massé, maire de Grosses-Roches, dont la famille possède des commerces à Percé.

Photo : gracieuseté Jonathan Massé

Il déplore aussi ce qu'il considère être un manque de consultation de la part de la Municipalité. Si le règlement avait été bien bâti et qu’on avait été consulté, il y aurait sûrement de la collaboration aujourd’hui, soutient-il.

La Ville maintient le cap

La mairesse de Percé, Cathy Poirier, a refusé nos demandes d’entrevue. Toutefois, par l'intermédiaire de la firme de relations publiques mandatée par la Ville, elle indique que la perception d’une redevance nous apparaissait comme la solution la plus avantageuse à nos yeux parmi les différentes options étudiées.

Nous souhaitons conserver l’accès à nos haltes routières gratuites, il en va de même pour la traversée et bien d’autres installations appréciées par les visiteurs. Nous souhaitons continuer d’offrir un accueil chaleureux et demeurer une destination de choix, ajoute-elle.

L'élue rappelle que la redevance sera perçue uniquement dans les commerces à vocation touristique et qu'elle servira la première année à l'entretien des infrastructures. Selon les fonds recueillis par le redevance, la construction de nouvelles infrastructures touristiques pourrait être envisagée, précise-t-on.

La redevance de 1 $ sur les achats de 20 $ et plus est entrée en vigueur le 1er mai.

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