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Prix de l’essence : un casse-tête pour les organismes communautaires

Des camions de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean stationnés.

Comme d'autres organismes, Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean a vu ses dépenses liées au carburant bondir cette année.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Radio-Canada

L'augmentation du prix de l'essence devient un véritable fardeau pour les organismes communautaires qui peinent déjà à survivre en raison d'un financement qu'ils jugent insuffisant.

Plusieurs doivent faire de la gymnastique avec leur budget pour éviter de diminuer les services. Ce casse-tête s'ajoute au manque de personnel.

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Des organismes comme la popote roulante sont touchés par la hausse du prix de l'essence.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

De nombreux organismes communautaires ont besoin de transport pour assurer leurs services. L'augmentation du prix de l'essence devient un enjeu très important pour eux, notamment pour Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui distribue des denrées à différentes organisations régionales. Les dépenses pour le carburant s'élèvent à près de 48 000 $ pour cette année seulement alors qu'elles étaient à 15 000 $ l'année précédente.

« C'est une explosion au niveau du budget essence. J'ai regardé hier (mardi) les chiffres et pour nous, comparativement à l'année passée, c'est une augmentation de 222 %. Il va falloir tricoter cette année au niveau du budget pour pouvoir récupérer. »

— Une citation de  Yanick Soumis, directeur général de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean

Dans ce contexte, l’option du virage électrique devient une solution intéressante.

Ce qu'on est en train de faire c'est une démarche de développement durable pour être carboneutre le plus rapidement possible. Dans cette démarche-là, c'est bien sûr l'électrification des transports. On est en train de regarder cette solution pour être moins dépendant au pétrole, mentionne M. Soumis.

Même constat pour la Popote mobile

Pour la Popote mobile de La Baie, l'augmentation liée à l'essence se chiffre à 3000 $ cette année. La situation devient de plus en plus insoutenable pour l’organisme.

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La directrice générale de la Popote mobile de La Baie, Denise Gaudreault, s'inquiète de devoir demander plus d'argent à ses contributeurs.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Là on est encore capable, mais ça va être serré. Il va falloir revoir nos dépenses à court terme. On essaie de ne pas augmenter, mais à un moment donné, quand ça devient trop serré, on n'a pas le choix. Dernièrement, on a été obligé d'augmenter les repas à 8,50 $, explique la directrice générale.

La hausse du prix du pétrole touche la majorité des foyers. Pour de nombreuses personnes, il est de plus en plus difficile de joindre les deux bouts.

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La consultante au Service budgétaire et communautaire de Chicoutimi, Hélène Thériault, rappelle l'importance de faire un budget.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Depuis les dix derniers mois, les demandes sont constantes. On est débordé de demandes. Au départ, il y avait beaucoup de personnes qui ne faisaient pas de budget. On les incite à le faire, soutient Hélène Thériault, consultante budgétaire au Service budgétaire et communautaire de Chicoutimi.

Cela étant dit, ça ne crée pas de l'argent automatiquement. Il faut leur montrer à réduire les dépenses, conclut-elle.

D'après le reportage de Gabrielle Morissette

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