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Des joueuses aux parcours différents animent la MWBA

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Anne-Marie Poitras, à gauche, et Émilie Turmel, à droite, sont l'une des nombreuses joueuses qui ont participé au lancement de la MWBA.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

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Au quotidien, elles sont étudiantes à l'université, policières, comptables et il y a même une autrice de recueils de poésie. Mais, dans leurs temps libres, elles sont aussi les pionnières de la toute nouvelle ligue de basketball féminin des Maritimes.

Émilie Turmel et Anne-Marie Poitras font partie des Mystics de Moncton, l'une des six équipes de l'Association de basketball féminin des Maritimes (MWBA en anglais, pour Maritime Women Basketball Association).

Le nouveau circuit de compétition a vu le jour pour donner l'occasion aux femmes de jouer à un niveau élite après leur carrière universitaire ou collégiale.

Pour les deux joueuses, c'est un retour à la compétition active après avoir joué simplement pour le plaisir au cours des dernières années.

J'ai entendu parler de cette ligue-là qui se créait dans les Maritimes, raconte Émilie Turmel, qui est la mère d'un petit garçon de 13 mois.

« Puis, je me suis dit que j'allais m'essayer pour voir. Est-ce que je suis encore capable de compétitionner avec des filles qui sortent fraîchement ou qui sont encore à l'université? La réponse est oui jusqu'à maintenant! »

— Une citation de  Émilie Turmel, joueuse des Mystics de Moncton

Elle a joué au niveau collégial, il y a une dizaine d'années, tandis qu'Anne-Marie Poitras a évolué sur la scène universitaire. Quand elles ont conclu leur carrière sportive, il n'y avait pas d'autres options. La MWBA répond donc à un besoin. Et les premières semaines de la ligue les comblent de bonheur.

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Anne-Marie Poitras tente de déjouer sa coéquipière Émilie Turmel, lors d'un entraînement.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Ce feu-là avait été tellement éteint, mais vient d'être tellement ravivé, lance Anne-Marie Poitras. Ça m'a ramené à l'époque où je jouais benjamin, cadet et que je commençais à connaître le basketball et à aimer ce sport.

Ce nouveau circuit de compétition se décrit comme amateur, mais veut traiter les joueuses professionnellement dans son fonctionnement.

La ligue s'est dotée d'un code de conduite, qui porte autant sur l'arbitrage, le décorum que l'engagement des joueuses et du personnel d'encadrement.

C'est important pour le basketball, c'est important pour les femmes, souligne Anne-Marie Poitras. Le message nous dit que tu as encore une place à jouer, tu as de la valeur et que le sport ne s'arrête pas après [l'université]. Ça montre que tu peux amener quelque chose d'autre, tu peux démontrer qu'il y a des sports qui sont accessibles.

De la poésie au basket

Le monde culturel en Acadie connaît bien Émilie Turmel pour ses recueils de poésie et pour son travail au Festival Frye à Moncton. Mais, avant la littérature, elle a été aussi une redoutable joueuse de basketball collégiale au Québec. Un pan de sa vie qu'on connaissait moins.

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Émilie Turmel a publié deux recueils: Casse-gueules, en 2018, et Vanités, en 2020.

Photo : Gracieuseté/Emilie Turmel

Imagine quand je dis aux filles de basketball que je fais de la poésie!, lance-t-elle en riant.

« C'est mes deux personnalités, mes deux vies : le monde culturel et le monde sportif. Ç'a m'a toujours habité. Puis, ç’a toujours donné la même réaction dans un milieu comme dans l'autre! »

— Une citation de  Émilie Turmel

La poétesse n'a jamais écrit sur le basketball, mais ce n'est pas dit que ça ne viendra pas un jour, entre deux lancers en suspension!

Les joueuses ont toutes un emploi en plus de jouer au basketball dans le nouveau circuit. Anne-Marie Poitras, par exemple, est caporale à la GRC à Moncton et mère de deux adolescentes. Ça lui fait des semaines fort occupées!

« J'assure de bien faire mon travail lors de mon quart de 12 heures avec la GRC de Moncton. Je m'assure aussi que, lorsque mes enfants sont à la maison, je passe du temps avec elles. J'entraîne aussi ma plus jeune au basketball. C'est sûr qu'il faut que je gère ça. Puis, en plus, je suis une athlète d'haltérophilie. »

— Une citation de  Anne-Marie Poitras

Les équipes joueront des matchs dans leurs villes respectives à partir de jeudi. La ligue tiendra un autre tournoi à l'Université Mount Saint-Vincent, à Halifax, les 28 et 29 mai, sous forme de tournoi.

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La MWBA a tenu un tournoi les 14 et 15 mai pour lancer sa saison.

Photo : MWBA

Au-delà des résultats de parties, Émilie Turmel a constaté que la vraie victoire, c'est le développement du sport à long terme.

« Après une partie hors-concours, il y avait des petites filles qui nous attendaient et qui voulaient des autographes. Je me suis dit qu'on peut motiver et inspirer la jeune génération à dire que c'est possible de se rendre à un haut niveau à Moncton, que c'est possible dans les Maritimes de rayonner et de continuer mon sport longtemps. »

— Une citation de  Émilie Turmel

En plus du Mystics de Moncton, il y a le Thunder d'Halifax, les Hornets d'Halifax, le Edge de Windsor, le Fog de Port City (à Saint-Jean) et le Freeze de Fredericton.

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