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Une chenille aux poils très irritants cogne à la porte du N.-B.

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La chenille du bombyx à cul brun contient plusieurs poils irritants et potentiellement toxiques.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Une espèce envahissante de papillons dont la chenille possède des propriétés irritantes importantes se rapproche des frontières du Nouveau-Brunswick. Le bombyx à cul brun est sur le radar du Service canadien des forêts, à Fredericton.

L’insecte fait un retour en force ce printemps après quelques années de dissémination. Il a été répertorié sur l’ensemble du territoire de l’État du Maine, avec quelques présences près de la frontière avec le Nouveau-Brunswick.

Pour l’instant, sa présence n’a pas été signalée dans la province, rapporte l'entomologiste Bernard Daigle, du Service canadien des forêts. Mais on surveille de près cette chenille pour des raisons de santé humaine et pour ses dommages aux arbres feuillus comme l’érable, le chêne, l’orme et le pommier.

Sa présence a déjà été notée dans les Maritimes avant de retourner plus au sud. Je ne sais pas si c’est une conséquence des changements climatiques, mais on voit maintenant cet insecte se rapprocher à nouveau du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse , rapporte Bernard Daigle.

Le bombyx à cul brun suit un cycle épidémique et plus sa population augmente, plus elle se rapproche de nos frontières, explique l'entomologiste. Sa possible présence du Nouveau-Brunswick est jugée préoccupante dans le milieu forestier.

Cet insecte a été importé accidentellement d’Europe à la fin des années 1800.

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Le bombyx à cul noir sous forme de papillon.

Photo : Gracieuseté

Des poils très irritants

La chenille est très velue, avec des petits points orange à l’arrière, deux lignes latérales blanches et une bande médiane discrète orange.

La chrysalide aboutit à un petit papillon blanc avec l’arrière brun, d’où son nom cul brun.

Les poils de la chenille sont fortement irritants, au même titre que l’herbe à poux, et peuvent causer de la détresse respiratoire parmi les symptômes allergiques.

Ces effets peuvent durer jusqu’à trois ans après le contact.

L’État du Maine prend la situation très au sérieux. Il émet régulièrement des bulletins d’information, avec un tableau de bord montrant la présence de cet insecte.

Le bombyx à cul brun a déjà été répertorié au pays. La Gazette du Canada en fait mention dans son édition de novembre 1914.

Sa principale activité est d’avril à la fin de juin. Il a un fort appétit et se nourrit principalement de feuillus.

Cet insecte a aussi causé des ennuis pendant les traversées maritimes pendant la Seconde Guerre mondiale. Des bateaux ont dû revenir au port parce que les passagers étaient malades de la papillonite.

Il s’agit une affection de la peau très irritante causée par le contact avec des poils libérés par les papillons comme le bombyx à cul brun.

    Avec des informations de Louis-Philippe Leblanc

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