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Les médecins canadiens formés à l’étranger, une solution à la pénurie?

Une médecin écoute le cœur d'un bambin avec un stéthoscope dans une salle d'examen.

Il y a une pénurie de médecins partout au Canada, selon la SOCASMA, notamment en Ontario. Cet organisme estime à 1,3 million le nombre de personnes qui n'ont pas accès à un médecin de famille dans cette province.

Photo : iStock / freemixer

Un organisme ontarien demande aux gouvernements de permettre à davantage de médecins canadiens qui ont étudié à l’étranger de faire leur résidence au Canada, arguant qu’il pourrait s’agir d’une solution rapide à la pénurie de médecins au pays.

Selon la Société des Canadiens qui étudient la médecine à l’étranger (SOCASMA), de 1000 à 2000 citoyens canadiens tentent chaque année de revenir faire leur résidence au pays après avoir reçu une formation en médecine à l’étranger.

Carole Lafrenière-Noël, porte-parole de la SOCASMA, affirme que parmi ceux-ci, seulement 439 ont été sélectionnés pour faire leur résidence au pays cette année.

De 500 à 1500 médecins de plus pourraient potentiellement faire leur résidence ici, déplore-t-elle.

Une femme avec un chapeau sous le soleil pendant un festival.

Carole Lafrenière-Noël est la porte-parole de la SOCASMA.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Mme Lafrenière et la SOCASMA demandent que des décisions politiques soient prises pour qu'un nombre plus élevé de résidents soient admis parmi les Canadiens qui ont été formés à l’étranger afin d’accélérer la formation des médecins.

Lorsque les partis politiques parlent d’accroître le nombre d’admissions en médecine, il s'agit de médecins qui ne seront pas prêts avant un minimum de sept ans de formation, dit-elle.

Pour ce qui est de la résidence, c'est-à-dire l’apprentissage pratique pour un médecin, il s’agit d’une période d’attente de seulement deux ans puisque le médecin a déjà reçu le reste de sa formation, ajoute Mme Lafrenière.

En ce moment, les étudiants formés en médecine qui ne peuvent pas faire leur résidence doivent se tourner vers d’autres secteurs comme la recherche s’ils choisissent de demeurer dans le domaine médical.

On m’a aussi parlé de personnes à Brampton qui conduisent maintenant des taxis, explique-t-elle.

Les médecins choisissent souvent d'être formés à l'extérieur du pays pour des raisons familiales, affirme Mme Lafrenière, et ont pour la plupart été formés dans des écoles de médecine qui ont un cursus semblable à celui offert dans les autres écoles au Canada.

Cependant, la loi leur interdit de travailler comme médecins au pays tant qu’ils n’auront pas terminé leur résidence médicale au Canada.

«On a du travail à faire»

La doyenne associée responsable de la planification de la main-d'œuvre à l'École de médecine du Nord de l'Ontario (ÉMNO), Dre Sarah Newbery, croit que l'intégration de ces médecins devrait, en effet, être simplifiée.

Selon un récent rapport de l'Association médicale de l'Ontario, le Nord de l'Ontario accuse un manque de plus de 300 médecins et certains des Canadiens formés à l'étranger pourraient choisir de s'établir dans la région, croit la Dre Newbery.

« Je pense qu'on a du travail à faire pour rendre le processus plus facile, surtout pour les Canadiens [...] qui aimeraient revenir dans le Nord de l'Ontario et qui veulent y travailler et y vivre. »

— Une citation de  Dre Sarah Newbery, doyenne associée à l'École de médecine du Nord de l'Ontario

Les quatre principaux partis politiques ontariens reconnaissent la pénurie de médecins en Ontario et promettent des investissements pour y répondre s'ils remportent l'élection du 2 juin. Aucun ne s'est toutefois prononcé sur la question spécifique des médecins canadiens formés à l'étranger.

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