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Le Nouveau-Brunswick s’intéresse à la COVID-19 de longue durée

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De possibles modèles de soins seront abordés lors de la table ronde nationale, explique le médecin-hygiéniste Yves Léger (archives).

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick participera à une table ronde nationale sur la COVID-19 de longue durée, au début de juin, indique le médecin hygiéniste en chef adjoint, Yves Léger.

L’activité va rassembler des représentants des services de santé de toutes les provinces et territoires pour [examiner] les modèles de soins qui ont été utilisés ailleurs, quelles sont les évidences pour ces modèles de soins-là et puis de discuter d'une approche de ce qui pourrait être un modèle de soins et de meilleures pratiques, explique le Dr Léger lors d’une entrevue accordée mercredi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.

La COVID-19 de longue durée est reconnue, mais elle est mal connue. Il n’existe encore aucune définition officielle, nationale ou internationale, de ce qu’elle comprend, dit-il.

On ne sait pas combien de gens dans la province en souffrent. Il faudrait pour cela faire un suivi auprès de toutes les personnes qui ont eu la COVID-19 alors qu’aucune province ni pays n’a un tel système en place, explique-t-il.

Il y a des sondages qui ont été faits. Ces résultats sont [variables] à cause des différentes méthodes que les sondages ont utilisées. Il y a des endroits où ils ont trouvé que peut-être 10 % à 15 %, ou 30 % des gens qui ont eu la COVID, continuent d’avoir des symptômes dans les semaines et les mois après, précise Yves Léger.

Une patiente critique le Nouveau-Brunswick

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick essuie des critiques du public et de députés de l’opposition pour sa gestion de la COVID-19 de longue durée.

La citoyenne Lisa Crank, qui dit souffrir de la COVID-19 depuis plus de deux ans, estime que la province doit mieux aider ces patients. Dans un message sur Twitter, elle accuse le Nouveau-Brunswick de prétendre que la COVID-19 de longue durée n’existe pas.

Mme Crank explique qu’elle est parfois si fatiguée qu’elle peut à peine quitter son lit. Le simple fait de se tenir debout augmente son pouls à 160 battements par minute. Elle dit qu’elle tremble et frissonne.

Lisa Crank estime que la COVID-19 de longue durée devrait au moins être reconnue comme une maladie grave afin que les patients puissent recevoir de l’aide s’ils sont incapables de travailler.

Le chef du Parti vert, David Coon, dit qu’il ne croit pas que le gouvernement et le ministère de la Santé prêtent attention à la COVID-19 de longue durée. Ce sera brutal pour beaucoup de gens, selon lui.

Le travail se poursuit, selon la ministre Shephard

La ministre de la Santé, Dorothy Shephard, a déclaré la semaine dernière que le travail sur la COVID-19 de longue durée se poursuit. C’est toujours sur mon radar.

Un groupe de scientifiques à Moncton tente de recueillir des données sur les facteurs de risque, les symptômes et ce dont les patients ont besoin pour se rétablir.

Le ministère travaille avec les deux réseaux de santé et d’autres intervenants pour déterminer comment procéder à l’avenir, a ajouté Dorothy Shephard.

Plus d’une centaine de symptômes sont associés à COVID-19 de longue durée, selon la santé publique du Canada. Les plus courants sont la fatigue, des problèmes de mémoire, de l’anxiété, la dépression et même le syndrome de stress post-traumatique.

Avec des renseignements de La matinale et de CBC

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