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Hébergement d’urgence à Sherbrooke: une contribution « symbolique » maintenant exigée

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Comme partout au pays, l'offre de logements abordables est insuffisante dans l'est de la province (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Thomas Deshaies

Le conseil municipal de Sherbrooke a annoncé certains ajustements à son programme d’aide d’urgence offerte aux citoyens qui se retrouveront sans logement à l’approche du premier juillet. Une contribution monétaire leur sera notamment exigée pour bénéficier d’un hébergement temporaire.

La Ville souhaite ainsi éviter que tout citoyen se retrouve sans logement puisqu’il est incapable de trouver une habitation disponible avant la fin de son bail.

Pour bénéficier du service qui inclut un hébergement d’urgence, des repas, les frais de déménagement et la prise en charge des animaux de compagnie, il faudra toutefois débourser un montant qui correspond au loyer qui était payé avant l’échéance du bail.

Ce qu’on se dit c’est que ces gens-là avaient un bail avant et étaient capables de le payer, a expliqué la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin en mêlée de presse après le conseil municipal.

« La Ville ne fera pas d’argent avec la crise des déménagements. »

— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke

La mairesse juge toutefois que cette contribution ne couvrira pas toutes les dépenses assumées par la Ville. L’aide qui est offerte est immense côté logistique, mentionne-t-elle.

Plusieurs intervenants

L’Office municipal d’habitation de Sherbrooke sera responsable de la gestion de l’hébergement d’urgence en 2022 alors que l’Association des locataires de Sherbrooke offrira un accompagnement pour la recherche d’un logement.

La Ville s’attend à ce que des locataires se retrouvent en situation de précarité bien avant le premier juillet. Le programme d’aide entrera donc en vigueur dès le 30 mai.

Maintenant on parle de crise des déménagements, parce que la crise du premier juillet, on s’attend à ce qu’elle commence en juin, a expliqué Mme Beaudin.

Rappelons que le premier juillet 2021, 70 ménages s'étaient retrouvés à la rue, ce qui est trois fois plus qu’en 2018.

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