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Cinq jeunes entreprises en quête de fonds pour améliorer les choses

Les investissements en capital de risque dans les entreprises ont atteint un sommet historique en 2021 à 2,8 milliards de dollars, soit près du quart des transactions privées totales, selon le Réseau capital.

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Biolift a créé un exosquelette pour prévenir les blessures dorsales chez les travailleurs de la construction.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Dion

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Le capital de risque pourrait s’annoncer plus difficile dans la prochaine année avec la conjoncture incertaine de l’économie, mais 24 entreprises en démarrage ont tout de même tenté de convaincre des investisseurs de soutenir leur projet mardi.

Les dirigeants avaient seulement trois minutes pour présenter leur jeune entreprise à l’occasion du Démo Day organisé par la Banque Nationale et un consortium d’incubateurs québécois.

Nous avons sélectionné cinq d’entre elles qui se sont démarquées du lot. L’événement se tenait à l’Atrium Zú de la Maison Alcan de Montréal.

Biolift : éviter les blessures sur les chantiers avec un exosquelette

L’entreprise dirigée par Laurent Blanchet a élaboré un exosquelette pour réduire les risques associés aux accidents de travail. L’appareil s’attache au corps et permet de mieux soutenir le dos des travailleurs physiquement engagés, comme ceux de la construction.

Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre sur les chantiers, Biolift espère pouvoir contribuer à la productivité des constructeurs. Eurovia Québec, filiale de la française VINCI, et Hydro-Québec comptent parmi ses clients. Jusqu’ici, 50 exosquelettes ont été vendus.

« On est en mode précommercialisation parce qu’on veut s’assurer que les utilisateurs aiment le produit. On a fait un bon test l’année dernière et là, on a un produit beaucoup plus fini. L’an prochain, on veut commercialiser à plus grande échelle, mais on a besoin d’investisseurs. »

— Une citation de  Laurent Blanchet, président et directeur général, Biolift

Paperplane Therapeutics : gérer l’anxiété et la douleur des enfants à l’hôpital

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Paperplane Therapeutics permet aux enfants de se distraire lorsqu'ils doivent recevoir des soins grâce à des jeux vidéo en réalité virtuelle.

Photo : Radio-Canada / Alison Northcott

Le Dr Jean-Simon Fortin, du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, cherchait une façon de réduire l’anxiété et la douleur chez les enfants. Il a développé une solution thérapeutique à partir de jeux vidéo en réalité virtuelle, ce qui permet de distraire l’enfant, d’agir sur les flux nerveux du cerveau et de réduire les doses de médication.

Avec les grands brûlés, on passait d’enfants agités et en douleur à calmes et détendus, a-t-il expliqué pendant sa présentation. Pendant la campagne de vaccination contre la COVID-19, plus de 50 000 enfants ont bénéficié de cette initiative.

LivingSafe : détecter une situation de détresse chez un aîné

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LivingSafe a développé un petit appareil qui s'accroche au mur d'une chambre et permet de détecter des défaillances sans contact.

Photo : LivingSafe

Lorsque la grand-mère de David Landry a chuté et perdu conscience, il s’est désolé que personne n'ait pu le savoir dans un délai raisonnable. C’est une réalité frustrante pour le personnel et les établissements, a-t-il soutenu.

Le jeune entrepreneur a donc mis sur pied LivingSafe et développé Lisa, un système de surveillance intelligent. Un appareil installé dans une chambre permet par exemple de détecter les chutes, les errances nocturnes, les sorties de lit et les signes vitaux. Le personnel des établissements pour aînés est avisé lorsqu’une défaillance survient.

Gallea : rendre les points de vente d’œuvres d’art interactifs et mobiles

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Gallea offre un service d'affichage d'œuvres d'art dans des entreprises et commerces.

Photo : Gallea

Dans l’espoir de démocratiser l’art et de garnir les murs vides, Guillaume Parent a créé Gallea, une plateforme de vente d'œuvres d’art en ligne, mais aussi destinée à la gestion simplifiée d’expositions locales à même les entreprises et commerces.

Les pièces, des peintures d’artistes bien souvent, peuvent ainsi se trouver dans des bureaux, des restaurants ou des hôtels; une rotation a lieu à quelques mois d'intervalle. Elles sont assurées par la jeune entreprise, qui tire une commission lors de leur vente. Depuis son lancement en 2018, la plateforme aurait représenté plus de 40 000 œuvres.

UgoWork : révolutionner la technologie des années 50 des chariots élévateurs

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UgoWork fabrique une batterie pour chariots élévateurs.

Photo : UgoWork

Dans la filière de la batterie, Lion Électrique est souvent citée comme la référence au Québec. Mais l’écosystème comprend aussi de plus petits acteurs comme UgoWork. Les chariots élévateurs utilisent encore une technologie des années 50 et ça ralentit les opérateurs, a souligné le directeur marketing Jean-François Marchand.

La jeune entreprise a mis au point des batteries lithium-ion qui remplacent les vieilles batteries au plomb et offrent une durée de vie beaucoup plus longue. Ce qui suscite aussi l’intérêt de clients comme Toyota, c’est qu’UgoWork propose un service clés en main : l’installation des batteries et des bornes de recharge, et la surveillance de leur état en temps réel pour intervenir de façon préventive et éviter un arrêt des opérations.

Jeudi, le ministre de l’Économie et de l’Innovation doit annoncer la nouvelle Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation 2022-2027. Celle des cinq dernières années, dotée d’une enveloppe de 830 millions de dollars destinés notamment aux établissements universitaires, avait été déposée par le précédent gouvernement.

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