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Élections : le NPD dévoile une plateforme destinée aux Franco-Ontariens

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Le NPD ontarien, mené par Andrea Horwath, souhaite que les bureaux de santé publique soient assujettis à la Loi sur les services en français.

Photo : CBC

Maud Cucchi

Favoriser l'accès aux services de santé en français, exiger un ombudsman vraiment bilingue, rétablir une version indépendante du Commissariat aux services en français : le Nouveau Parti démocratique a dévoilé sa plateforme électorale destinée aux Franco-Ontariens, mardi.

Le NPD a publié ces promesses quelques heures avant le débat en français.

Les Franco-Ontarien·nes sont souvent traités de façon irrespectueuse et font face à des obstacles en matière d’accès à des services dans leur propre langue, lit-on en introduction d’un document de six pages (Nouvelle fenêtre) publié mardi et destiné à courtiser l’électorat francophone à l’approche du scrutin du 2 juin.

La première proposition concerne l’élimination des 26 régions désignées en Ontario.

Ce texte a été modifié pour préciser les décisions du gouvernement Ford annoncées en 2018 quant au commissariat aux services en français.

Le Nouveau Parti démocratique voudrait ainsi élargir la Loi sur les services en français à toute la province et non plus l'appliquer seulement à cette zone désignée où vivent 80 % des francophones du territoire.

Les services provinciaux devraient desservir les francophones à la grandeur de l’Ontario, fait valoir Guy Bourgouin, qui se présente à sa réélection dans Mushkegowuk–Baie James.

« C’est une injustice envers le reste des francophones de la province. Quand ils se présentent à un bureau de l’Ontario, ils n’ont pas les services en français. »

— Une citation de  Guy Bourgouin, député néo-démocrate sortant de Mushkegowuk–Baie James

S’il est élu, le NPD promet aussi d’exiger que les agences gouvernementales et les institutions publiques se plient à l’affichage bilingue et offrent des services dans les deux langues officielles.

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Le NPD veut rendre obligatoire l'offre des services en anglais et en français à toutes les agences et institutions provinciales.

Photo : Radio-Canada

Trop souvent, il est dit qu’on va engager des francophones, mais aujourd’hui, dans certaines régions, on n’a toujours pas les services, déplore M. Bourgouin. Nous, on s’engage à être agressifs sur le dossier.

Le NPD promet également de rétablir le Commissariat aux services en français (CSF) en tant qu’entité indépendante.

Le Parti progressiste-conservateur de Doug Ford a d'abord aboli le poste, avant de revenir sur sa décision. Le commissariat relève dorénavant du Bureau de l'ombudsman.

Le Parti progressiste-conservateur de Doug Ford a d'abord aboli le poste de commissaire aux services en français et le commissariat indépendant, qui a fermé en 2019. Une levée de boucliers de la communauté franco-ontarienne a mené le gouvernement à rattacher le poste de commissaire aux services en français au Bureau de l'ombudsman, de qui la nouvelle commissaire Kelly Burke relève désormais.

Depuis que Doug Ford [l’]a aboli, il est devenu plus difficile que jamais auparavant de mettre le gouvernement face à ses responsabilités lorsque les Franco-Ontarien·nes perdent l’accès aux services en français auxquels ils ont droit en vertu de la loi, peut-on lire dans un communiqué publié par le parti mené par Andrea Horwath.

Notre commissaire, c’était notre chien de garde et on [nous l'a enlevé] dans les premières coupures que le gouvernement Ford a faites, se désole M. Bourgouin, qui était aussi porte-parole aux Affaires francophones pour le NPD jusqu'à la dissolution de l’Assemblée législative. La communauté francophone demande encore d’avoir son commissaire indépendant.

En outre, le NPD assure qu’il modifiera la Loi sur l’ombudsman pour veiller à ce que la personne désignée soit parfaitement bilingue.

« On est plus de 600 000 Franco-Ontariens, on a le droit d’être capables de s’exprimer dans notre langue, c’est pour ça que c’est primordial que l’ombudsman soit bilingue aussi. »

— Une citation de  Guy Bourgouin

La santé en priorité

La pandémie aura eu le mérite de servir de révélateur à toutes les lacunes ayant trait à la santé, notamment en ce qui concerne l’accessibilité aux services, poursuit M. Bourgouin.

Les hôpitaux n’ont toujours pas l’obligation de fournir des services en français – même pas dans les endroits désignés pour fournir des services gouvernementaux en français, relève le NPD dans son programme.

Il faut que les francophones qui se présentent à un bureau de santé puissent obtenir les services en français, ajoute M. Bourgouin.

Autre sujet d’actualité, le NPD s’engage à investir dans l’Université de Sudbury par les francophones, avec les francophones et pour les francophones, ajoute-t-on dans le communiqué.

Contactée par Radio-Canada, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) n’a pas voulu commenter la plateforme du NPD et a indiqué préférer attendre que les différents partis répondent à ses questions sur les enjeux de la francophonie ontarienne.

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