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Des médecins de Drummondville plaident pour la construction d’un nouvel hôpital

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L'hôpital Sainte-Croix de Drummondville (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Des médecins de Drummondville sonnent l’alarme. Si un projet de nouvel hôpital n’est pas lancé, les besoins de la population de la région ne pourront être répondus adéquatement dans les prochaines années.

Cinq médecins ont signé une lettre ouverte pour dénoncer la vétusté et le manque d’espace à l’hôpital Sainte-Croix. L'exemple le plus frappant est celui que la moitié des chambres d’hospitalisation sont des chambres à occupation multiple de deux à quatre patients, explique le médecin de famille Pierre-David Gervais.

Le risque d’infection augmente constate le chirurgien, Jean-François Albert. Mettre quatre patients au post opératoire quand il fait chaud, quand la climatisation n'est pas adéquate, avec la contamination croisée qu’il peut y avoir, tout ça, ce n’est pas optimal. Ça ne devrait pas exister, dit-il.

Le Dr Gervais note qu’à l’urgence, les civières sont entassées les unes sur les autres. Un rideau et quelques centimètres de distance séparent chacune d'elles. Quand on veut parler à un patient qui nous confie des choses intimes ou difficiles et qu’on doit lui faire un examen physique, ce n'est pas respectueux ni de son intimité ni de sa confidentialité, déplore-t-il.

Selon lui, à Drummondville pour répondre aux besoins du futur, c’est un nouvel hôpital qui devra être construit. Un agrandissement n'est pas envisageable. L’emplacement ne le permet pas.

L’hôpital Sainte-Croix doit accueillir sous peu de nouveaux psychiatres, mais on ne sait pas où les installer. Finalement, on se demande si on ne coupera pas nos bureaux en deux pour pouvoir accueillir plus de monde, indique la psychiatre Marie-Claude Parent.

La PDG adjointe du CIUSSS MCQ, Nathalie Boisvert, constate que la vétusté des lieux nuit au recrutement. L’environnement n'est pas propice non plus pour nos étudiantes, nos infirmières et nos physiothérapeutes, car elles ont peu d’espace. On a une mission universitaire pour laquelle c’est difficile actuellement de répondre aux besoins de nos étudiants et clairement ça a un enjeu sur notre main-d’œuvre, précise-t-elle

Comme les délais de construction d’un nouvel hôpital sont longs et qu’ils ne se sentent pas écoutés, les médecins ont choisi, disent-ils, la voie médiatique pour mettre de la pression sur le gouvernement.

Avec les informations de Maude Montembeault

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