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Les conseils scolaires francophones testeront finalement le programme scolaire albertain

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La nouvelle ébauche du programme scolaire est inspirée de l'Ontario et du Québec.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

À la rentrée de septembre, les quatre conseils scolaires francophones de l’Alberta participeront à la mise à l'essai de la plus récente ébauche du programme de français-langue première et littérature de la maternelle à la 6e année. Un an plus tôt, ils avaient refusé. Qu’est-ce qui les a fait changer d’avis?

La nouvelle ébauche semble avoir plu aux principaux intéressés. 

Ces derniers mois, nos enseignants et conseillers pédagogiques des quatre conseils scolaires ont travaillé avec Alberta Education pour fournir des recommandations sur le nouveau programme d'études, explique Tanya Saumure, présidente de la Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta.

La ministre de l’Éducation, Adriana LaGrange, a annoncé mardi matin que l’ébauche du programme scolaire a été retravaillée, qu'elle est prête à être testée en classe et que 6,5 millions de dollars serviront à faciliter l’exercice.

Nous avons mis à jour le programme de science, de français-première langue et littérature, ainsi que les programmes d'études en immersion française de la maternelle à la 6e année, a-t-elle déclaré.

Des rétroactions attendues

L’ébauche sortie en mars 2021 était vivement critiquée pour ses imprécisions. Les quatre conseils scolaires francophones avaient d'ailleurs refusé de participer au test grandeur nature.

Des changements qui devraient résoudre des problèmes de contenu trop lourd, mal adapté à l’âge des élèves et manquant de clarté. Ceux-ci ajoutent également du contenu concernant les Premières Nations, les Métis et les Inuits.

Les conseils scolaires francophones et anglophones ont jusqu’au 6 juin pour préciser quelles écoles, quels enseignants et quelles classes participeront à ce nouveau programme.

Les conseils scolaires francophones et anglophones ont jusqu’au 6 juin pour décider combien d’enseignants et quelles classes participeront à ce nouveau programme.

Selon Tanya Saumure, la mise à l’essai permettra à nos enseignants de se familiariser avec le programme d'études

Elle anticipe que les rétroactions proposées par la suite viendront renforcer le programme et assurer que les élèves puissent développer leurs compétences dans notre belle langue tout en valorisant leur identité et leur culture.

Réactions de l'opposition

Selon le Nouveau Parti démocratique, ce n’est pas une bonne nouvelle. Selon l'opposition albertaine, les enseignants ne se sentent pas prêts pour ce nouveau programme scolaire. 

Tout le monde demande au gouvernement de ralentir. Les enseignants nous ont dit qu'ils se sentaient stressés et dépassés, dit Sarah Hoffman, ancienne ministre de l’Éducation, qui a peur de voir des enseignants présenter leurs démissions.

Stefane Kreiner, président de l’Association des enseignants francophones de l’Alberta s’inquiète du surplus de travail demandé.

Les enseignants qui vont devoir le faire vont sûrement devoir travailler pendant leurs vacances d’été bien méritées. Ça fait beaucoup de choses en même temps : enseigner et piloter. Ça devrait se faire sur plusieurs années, estime-t-il.

La mise en œuvre du programme à l'échelle de la province se fera au cours de l'année scolaire 2023-2024.

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