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À Washington, Jason Kenney plaide pour la construction d’un nouveau pipeline

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Le premier ministre albertain, Jason Kenney, a défendu les capacités d'exportation de pétrole de sa province devant le comité sénatorial américain sur l'énergie.

Photo : Radio-Canada

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Invité devant le comité sénatorial américain sur l’énergie, le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a encouragé les sénateurs à faire pression pour la construction d’un nouvel oléoduc entre le Canada et les États-Unis.

Si, par le passé, il a évoqué sa volonté de ressusciter le projet de pipeline Keystone XL, Jason Kenney a plutôt parlé cette fois-ci d’un nouveau projet à élaborer avec les Américains.

Un tel projet demandera la participation des gouvernements, selon le premier ministre, parce que la fin du projet Keystone XL, dont le président américain Joe Biden a révoqué le permis le premier jour de son mandat, a dissuadé l’investissement privé.

Avec la volonté politique de Washington, nous pourrions avoir un autre gros pipeline construit qui permettrait aux États-Unis de se libérer à tout jamais des importations de régimes hostiles, a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture.

Les États-Unis ont imposé une interdiction sur les importations de pétrole, de gaz et de charbon russes en mars, ce qui a accru les discussions sur la sécurité énergétique du pays et du continent nord-américain.

Aide demandée pour la ligne 5

Lors de l’audience, Jason Kenney et plusieurs sénateurs républicains ont affirmé qu'il ne comprenaient pas que le président américain Joe Biden se tourne vers les réserves pétrolières vénézuéliennes ou iraniennes.

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Le pont Mackinac enjambe le détroit de Mackinac sous lequel se trouve un tronçon du pipeline ligne 5 d'Enbridge.

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

En plus d’un nouveau pipeline, le premier ministre albertain a plaidé pour le soutien des sénateurs dans le dossier de la ligne 5. La gouverneure démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer, a ordonné la fermeture de la canalisation d’Enbridge par peur de fuite dans les Grands Lacs.

« Pour commencer, cessez les mesures pour fermer les infrastructures existantes comme la ligne 5. »

— Une citation de  Jason Kenney, premier ministre de l'Alberta

Jason Kenney a aussi indiqué que, avec un peu d’aide des sénateurs, les entreprises de pipeline pourraient améliorer la capacité de transport des infrastructures existantes et exporter 400 000 barils de pétrole supplémentaires par jour vers les États-Unis.

La vision différente de Jonathan Wilkinson

Le premier ministre albertain a ainsi souligné qu’il n’était pas d’accord avec les chiffres avancés par le gouvernement fédéral à ce sujet. Le ministre des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson, également invité par le comité, a indiqué précédemment que le Canada pourrait exporter 300 000 barils supplémentaires de pétrole et de gaz naturel d’ici la fin de l’année.

Cela n’a pas été le seul point de dissension entre les deux hommes. Si la guerre en Ukraine et ses conséquences en Europe sont la preuve qu'il faut davantage de pétrole pour Jason Kenney, Jonathan Wilkinson a plutôt mis l'accent sur le besoin d’accélérer la transition énergétique.

C’est la transition vers des énergies renouvelables produites au pays et vers de l’hydrogène fourni par des pays stables comme le Canada qui produira une vraie sécurité énergétique pour l’Europe et pour nos deux pays, a-t-il déclaré devant le comité sénatorial.

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Le sénateur américain Joe Manchin a visité l'Alberta pendant deux jours, après avoir été invité par le premier ministre Jason Kenney.

Photo : Gouvernement albertain

Les sénateurs présents, en majorité républicains, ont toutefois eu l’air plus enclins à adhérer à la version albertaine de la sécurité énergétique. De nombreuses questions ont été posées à Jason Kenney sur sa vision des relations entre les deux pays.

Le président du comité, le sénateur Joe Manchin, a d’ailleurs visité l’Alberta le mois dernier.

Une présentation à l’effet incertain

Selon le directeur général de l'Energy Institute at Haas, Andrew Campbell, il est toutefois difficile de savoir quel impact auront ces présentations. La construction de pipelines est une question controversée des deux côtés de la frontière, rappelle-t-il.

C’est le moment d’essayer, en tout cas, vu l’accent mis sur la sécurité énergétique, ajoute-t-il. 

Le comité sénatorial est aussi le bon endroit pour que l’Alberta plaide sa cause. C’est un comité clé où les politiques énergétiques américaines se forment, explique-t-il.  

La sous-ministre associée aux Mines du Québec, Nathalie Camden, était aussi invitée, ainsi que le président d’Électricité Canada, Francis Bradley.

Avec des informations de Charlotte Dumoulin

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