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Une peine de 11 ans suggérée par la défense du meurtrier de Thomas Cameron

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Le corps de Thomas Cameron a été retrouvé en août 2019 dans un parc de Sherbrooke (archives).

Photo : Facebook / Karine Cameron

Le sort du meurtrier de Thomas Cameron est maintenant entre les mains du Tribunal. Les avocats ont terminé leurs plaidoiries, mardi, quant à savoir si une peine pour adulte lui sera imposée.

La défense a suggéré une peine totale de 11 ans pour celui qui avait 17 ans et 11 mois au moment des faits. Pour ce faire, Me Kim Dingman, propose de ne pas tenir compte de la détention préventive déjà purgée.

L'avocate a fait cette suggestion au juge Benoit Gagnon afin que la peine imposée par la Chambre de la jeunesse soit suffisante en fonction du crime commis le 3 août 2019 au parc Adrien-Cambron de Sherbrooke.

Mon client est détenu depuis deux ans et neuf mois, soit depuis 33 mois ferme. Calculée à temps et demi, cela correspond à 49,5 mois de détention préventive. Vous pouvez en tenir compte comme ne pas en tenir compte, suggère Me Dingman.

Réadaptation de l'accusé

L'avocate de la défense croit que cette peine sera suffisante pour que le jeune homme puisse compléter sa réadaptation, se réhabiliter et se réinsérer dans la société.

« On se retrouvera avec une peine de onze ans de détention. Est-ce que cette peine lui fera répondre de son crime? Je vous soumets que oui. »

— Une citation de  Me Kim Dingman, avocate de la défense

Me Dingman a dit au juge que l’accusé regrettait les gestes, qu’il a des remords et qu’il veut changer. Selon elle, il est sur la bonne voie de la réhabilitation et qu’il est abstinent de la drogue et l'alcool depuis son arrestation.

« Il a fait des programmes de réhabilitation. Il va à l’école et respecte les règles. Il prend sa médication et fait ses suivis avec le psychiatre. Il fait les exercices demandés par le centre de réadaptation. Il a fait des progrès. »

— Une citation de  Me Kim Dingman, avocate de la défense

De son côté, la procureure aux poursuites criminelles, Me Nathalie Robidoux, a plaidé en faveur d’une peine pour adulte.Je ne suis pas d’accord avec l'interprétation de ma collègue. Le régime des peines de la LSJPA est différent des peines aux adultes. En centre de réadaptation, en centre jeunesse, ils reçoivent des services, souligne-t-elle.

« Je n’ai pas trouvé dans la jurisprudence autant de coups de couteau pour une question de jalousie. »

— Une citation de  Me Nathalie Robidoux, procureure aux poursuites criminelles et pénales

Crainte de la mère de la victime

La mère de Thomas Cameron a assisté à toutes les procédures. Karine Cameron anticipe la décision du juge. Je souhaite que ce soit une peine adulte qui soit imposée. C’est un meurtre, pas un vol. Il doit être suivi pour la vie. Je ne m'arrêterai pas là si une décision jeunesse est imposée.

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Karine Cameron, la mère de la victime, a été présente à toutes les étapes des procédures judiciaires.

Photo : Radio-Canada / John Naïs

Karine Cameron a hâte que le processus judiciaire soit derrière elle. Un deuil comme ça ne se fait jamais. C’est difficile de se faire rappeler les événements. Le fait de ne plus venir au palais de justice va me faire beaucoup de bien.

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