•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La police de Calgary ne connaît pas l’origine de la moitié des armes qu’elle récupère

Chargement de l’image

Selon Statistique Canada, l'utilisation criminelle d'armes à feu au Canada a augmenté de 81 % entre 2009 et 2019.

Photo : Photo offerte par la PPO

Radio-Canada

La police de Calgary comprend mieux de quelle façon et dans quel but les armes à feu se retrouvent dans les rues de la ville, mais ne sait toujours pas d'où proviennent plus de la moitié d’entre elles.

Ce constat provient d'un projet pilote lancé en 2020, lors duquel une unité d'enquête de la police a commencé à recueillir des données sur les armes à feu criminelles à Calgary, que les autorités définissent comme ayant été utilisées, entreposées ou possédées illégalement.

Ainsi, en 2021, 53 % de ces armes n’avaient pas de source déterminée.

À Calgary, depuis le début de l’année, la police a enregistré 58 fusillades et découvert plus de 168 armes à feu criminelles, comparativement à 276 armes à feu à la même période l'année dernière.

Toutefois, selon le sergent d'état-major intérimaire Ben Lawson, la situation semble s'être améliorée par rapport à 2020, uniquement parce que, en mai dernier, la police a saisi 72 armes à feu dans le cadre d'un seul dossier.

C'est le problème avec les chiffres à court terme, explique-t-il. Comme l'unité d'enquête ne dispose que de deux ans de données, les tendances sont encore en train d'émerger.

Ben Lawson précise que, jusqu’à présent, la police en apprend davantage sur le paysage du commerce illégal des armes à feu à Calgary.

Approche en plusieurs volets

Selon Kelly Sundberg, professeur agrégé à l'Université Mount Royal, les trois ordres de gouvernement doivent jouer un rôle dans la lutte contre la violence armée à Calgary.

Selon lui, les frustrations et les complications exprimées par le public sont souvent dirigées vers la police, alors qu'en fait le problème découle du manque de ressources et d’investissements dans l'ensemble du système de justice pénale.

À l'échelle nationale [...] il faut examiner le rôle des services frontaliers du Canada dans la réduction de la violence par arme à feu dans [le] pays , ajoute-t-il.

Selon l'Agence des services frontaliers du Canada, 955 armes à feu ont été confisquées à la frontière en 2021-2022. Avant la pandémie, en 2018-2019, on en dénombrait 696.

D'après Kelly Sundberg, à Calgary et au Canada, le public est l'une des meilleures sources d'information de la police, mais cette dernière est l'objet d'un manque de confiance.

Sans l'aide du public, la police est vraiment désavantagée dans sa capacité à prendre des mesures efficaces, précise M. Sundberg.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !