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Nouvel espace pour loutres de mer et phoques à l’Aquarium du Québec

Deux loutres de mers sont couchées sur le dos dans l'eau du Pacifique.

Deux loutres de mers sont couchées sur le dos dans l'eau du Pacifique. (archives)

Photo : Radio-Canada

Québec investit près de 21 millions de dollars pour permettre à l'Aquarium du Québec de construire de nouveaux bassins pour accueillir divers mammifères marins.

C'est un aménagement extérieur d'envergure qui va plonger le visiteur dans l'univers naturel des phoques et des loutres de mer, a expliqué Jacques Caron, président-directeur général de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).

Baptisé Louphoque, le projet a été dévoilé mardi par le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour.

On parle d'un réaménagement majeur et complet qui va décloisonner l'espace disponible et en permettre une meilleure utilisation, s'est enthousiasmé le ministre aux côtés de ses collègues caquistes, la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, et la députée de Jean-Talon, Joëlle Boutin. [C'est] un concept grandiose et porteur digne des plus grandes institutions zoologiques au monde.

Québec souhaite que cet investissement puisse permettre à l'Aquarium de poursuivre sa croissance et d'attirer davantage de visiteurs sur son site de Sainte-Foy.

Les travaux d'aménagement devraient se terminer en 2024, selon le PDG de la Sépaq.

D'autres pensionnaires de l'Aquarium pourraient être déplacés, voire déménager temporairement dans d'autres aquariums lors des travaux d'aménagement de Louphoque.

« Le charme des loutres »

6 à 8 loutres de mer canadiennes devraient emménager à l'Aquarium du Québec après 2024, selon Christophe Zamuner, directeur général des établissements touristiques de la Sépaq et ex-PDG de l'Aquarium. Le choix de cet animal - qualifié de charmant, d'intelligent, et d'attachant par Jacques Caron et Pierre Dufour - n'est pas un hasard.

Un duo de loutres de mer flotte à proximité du port de Seward, en Alaska en 2016.

Un duo de loutres de mer flotte à proximité du port de Seward, en Alaska en 2016.

Photo : Associated Press / Dan Joling

Les loutres de mer sont rarement représentées dans les zoos et aquariums du monde entier, a souligné Pierre Dufour.

Comme pour l'enclos des ours inauguré en 2020, le nouvel aménagement permettra aux visiteurs de se rapprocher des animaux et de les observer à partir des différents points de vue et des bassins vitrés.

« Tout le monde va succomber au charme des loutres. »

— Une citation de  Jacques Caron, PDG de la Sépaq

Départ des morses

La direction de l'Aquarium a annoncé le départ définitif des morses pour des raisons de reproduction. Le patriarche Boris ne peut rester seul avec ses deux bébés.

Le morse Boris dans son bassin à l'Aquarium du Québec en février 2020

Le morse Boris à l'Aquarium du Québec

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

On a regardé pour envoyer les petits dans d'autres institutions zoologiques et acquérir d'autres morses. On a fait des démarches pour en faire venir des nouvelles, ça a été impossible, a mentionné Christophe Zamuner.

Devant l'impossibilité de trouver des compagnons, l'Aquarium n'a d'autres choix que de laisser partir le trio.

« Un animal comme ça ne peut pas rester tout seul. Ce sont des animaux qui vivent en troupeaux. Afin de respecter le bien-être de l'animal, on a pris la dure décision d'envoyer nos spécimens dans deux institutions zoologiques. »

— Une citation de  Christophe Zamuner, directeur général des établissements touristiques de la Sépaq

Les morses quitteront les installations de Québec à la fin de l'année 2022

Pas de pavillon des prédateurs marins

La Sépaq a confirmé que le projet du futur pavillon des prédateurs marins, annoncé en 2018, a dû être abandonné en raison de coûts trop onéreux.

Le projet devait à l'origine coûter 55 millions de dollars. Or, les dernières estimations se chiffraient entre 85 et 86 millions de dollars, sans compter les coûts d'exploitation importants, selon Jacques Caron.

L'explosion des coûts d'opération, des coûts à 85 millions et on ne tient pas compte de la surchauffe de la construction où les coûts explosent actuellement. Donc en gestionnaires responsables, on a mis le projet sur la glace., précise le PDG de la Sépaq.

Si jamais il y avait un regain d'intérêt pour un tel projet au sein de la population, il pourrait alors revenir dans le décor, précise-t-il.

Avec la collaboration de Louise Boisvert

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