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Calgary veut commémorer l’histoire d’un ancien pensionnat pour Autochtones

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Selon Michelle Reid, responsable du paysage culturel au sein du service des parcs de Calgary, aucun autre enterrement n'aurait eu lieu près de l'école, mais la Ville est prête à engager des travailleurs indépendants pour vérifier.

Photo : Fournie par la Ville de Calgary

Radio-Canada

La Ville de Calgary veut s'assurer que l'histoire d'un pensionnat pour Autochtones qui était autrefois situé sur un terrain qui lui appartient ne soit pas oubliée. Elle collabore avec les nations signataires du Traité numéro 7 pour le développement du terrain de l’École industrielle St Dunstan.

La Ville souhaiterait y installer un monument commémoratif et, par la suite, des œuvres d’art public.

L'établissement St Dunstan a été exploité par l'Église anglicane de 1892 à 1907 sur un terrain qui se trouve maintenant dans le sud-est de Calgary. Le terrain, situé entre Deerfoot Trail et la rivière Bow, à une courte distance au sud du pont Calf Robe, appartient à la Ville depuis plusieurs décennies.

Michelle Reid, responsable du paysagisme culturel au sein du service des parcs, assure qu’il est important pour la Ville d’obtenir le soutien des nations autochtones de la région pour tout travail effectué sur les lieux.

La Ville a commencé à avoir des discussions avec ces dernières en 2020.

Nous sommes allés les voir et nous leur avons dit : "Êtes-vous prêtes à faire cela? Trouvez-vous que, dans notre chemin vers la réconciliation, cela soit approprié maintenant?", raconte Michelle Reid.

En 2021, le processus a été interrompu à la suite de la découverte des restes de 215 enfants sur le terrain d’un ancien pensionnat pour Autochtones près de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Michelle Reid indique que la commémoration de l'ancien terrain de St Dunstan pourrait faire partie des initiatives de réconciliation de la Ville, mais que celle-ci n'agira pas unilatéralement.

Après la découverte des tombes anonymes, les deux parties ont estimé qu'il était vraiment important de mettre un frein à tout cela, et maintenant nous suivons vraiment les Premières Nations, dit-elle.

En 1899, Jack White Goose Flying, un élève âgé de 17 ans, est mort de la tuberculose alors qu'il fréquentait l'école St Dunstan. Son corps a été enterré près de l’école.

Lorsque le développement industriel s'est approché de la tombe au début des années 1970, la Ville a déplacé ses restes au cimetière de Queen's Park.

Selon Michelle Reid, aucun autre enterrement n'aurait eu lieu près de l'école, mais la Ville est prête à engager des travailleurs indépendants pour le vérifier.

CBC/Radio-Canada a contacté plusieurs nations du Traité 7 au sujet des idées de la Ville, mais aucune d'entre elles n'a voulu faire de commentaires.

Faire face à la réalité

Gian-Carlo Carra, conseiller municipal de la zone où se trouvait l'école, affirme que ce travail peut être extrêmement difficile à entreprendre, mais qu'une des mesures à prendre pour que le passé ne soit pas oublié est de faire apparaître la vérité au jour.

Nous avons signé un traité de paix pour permettre la colonisation eurocanadienne et, fondamentalement, nous avons trahi les termes de ce traité de paix en menant un génocide sur les Premières Nations avec lesquelles nous avons signé, dit-il.

Maintenant, nous sommes face à cette réalité et nous prenons notre temps pour le faire correctement et respectueusement, ajoute-t-il.

En tant qu'élu, il indique qu'il est de sa responsabilité de veiller à ce que ces travaux soient financés correctement et réalisés conformément aux souhaits des nations autochtones.

Avec les informations de Scott Dippel

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