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Débat des chefs : pas de mention ou presque de l’Est de l’Ontario ni de la francophonie

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De gauche à droite : Doug Ford, Andrea Horwath, Steven Del Duca et Mike Schreiner

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

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La manifestation des camionneurs qui a paralysé le centre-ville d’Ottawa pendant près de 30 jours a brièvement été abordée lors du débat des chefs en anglais, présenté lundi soir, à Toronto. C’est toutefois la seule attention qui a été accordée à la grande région d’Ottawa et de l’est ontarien au cours de la joute oratoire de 90 minutes.

C’est le chef libéral Steven Del Duca qui en a fait mention alors que les chefs se prononçaient sur les qualités nécessaires pour être un bon leader.

M. Del Duca soutient que le premier ministre sortant, Doug Ford, a manqué plusieurs occasions de faire preuve de leadership au cours de son mandat de quatre ans. Il a mentionné la manifestation des camionneurs à titre d’exemple d’occasion ratée.

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Le chef libéral Steven Del Duca a répondu aux attaques de Doug Ford.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Quand notre capitale nationale — la deuxième grande ville de l'Ontario — a fait l’objet d’une occupation illégale, il a fallu attendre des jours avant que le premier ministre Ford ne daigne commenter les gestes répréhensibles de manifestants antivax qui ont profané la statue de Terry Fox, a relevé le chef libéral lors du débat. 

« Ce n’est pas le genre de leadership dont nous avons besoin et qui rassemble les Ontariens. »

— Une citation de  Steven Del Duca, chef libéral

Le silence du premier ministre pendant la première moitié de l’occupation a fait l’objet de plusieurs critiques de la part de l'opposition qui lui a reproché de ne pas avoir été suffisamment présent dans cette crise, sauf pour donner sa bénédiction aux protestataires.

« Nous devons prendre au sérieux la montée de la haine, de l'islamophobie, de l'homophobie, de l'antisémitisme et du racisme anti-Noirs. Nous voyons trop de haine dans cette province », a pour sa part affirmé Andrea Horwath.

Elle a aussi remis en doute le leadership du chef progressiste-conservateur. Les politiciens doivent faire attention au rôle qu'ils jouent dans l'incitation à la haine, a-t-elle précisé.

Le premier ministre sortant n'a pas pris la parole pour répondre aux attaques de ses adversaires sur son leadership durant l’occupation. Il a toutefois assuré avoir travaillé avec tous les maires de la province pendant la pandémie, et nous nous entendions à merveille, a-t-il déclaré.

Une référence franco-ontarienne

Il n’a pas été question de francophonie dans ce débat. En revanche, l'abolition de 69 programmes, dont 28 de langue française à l’Université Laurentienne, s’est discrètement immiscée dans les échanges. 

Andrea Horwath a accusé le gouvernement de faire peu de cas du système d’éducation. La cheffe néo-démocrate a fait référence à l’Université Laurentienne, sans toutefois la nommer.

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Les chefs ont pu s'affronter lors de différents face-à-face pendant le débat télévisé.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

[C’est] sous ce gouvernement [que] nous avons la seule université qui a dû fermer ses portes parce que le premier ministre ne voulait pas la financer. C'est honteux, s'est-elle exclamée lors d’un échange portant sur l’éducation. 

« Nous savons que ce gouvernement ne soutient pas l’éducation publique ni le système d’éducation postsecondaire. »

— Une citation de  Andrea Horwath, cheffe du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario

À la fin du mois de mars, le gouvernement Ford s'est attiré les foudres de la communauté francophone, lorsqu’un rapport de l’ombudsman de l’Ontario a conclu que l’Université Laurentienne a enfreint la Loi sur les services en français (LSF) durant son processus de restructuration financière.

L'Unité des services en français du Bureau de l'ombudsman a indiqué dans son rapport que le gouvernement a fait preuve de laxisme dans les mois précédant la controverse en n’intervenant pas directement auprès de la Laurentienne pour lui communiquer ses obligations linguistiques avant que des changements préjudiciables ne soient apportés aux programmes.

Durant le débat, le premier ministre n’a pas relevé les propos de la cheffe néo-démocrate et a préféré se rabattre sur sa promesse d’investir 14 milliards de dollars dans la construction de nouvelles écoles.

Débat francophone mardi

Il s'agissait du dernier débat des chefs de la campagne électorale.

Des représentants de chaque parti auront l’occasion de parler des enjeux francophones mardi, lors d’un débat en français organisé par Radio-Canada et TFO.

Cara Des Granges, du Parti vert, Caroline Mulroney, du Parti progressiste-conservateur, Amanda Simard, du Parti libéral, et France Gélinas — qui remplace presque au pied levé Guy Bourgouin —, du Nouveau Parti démocratique, répondront à des questions centrées sur les réalités franco-ontariennes.

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