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La reine doit s’excuser à son tour, disent des survivants des pensionnats pour Autochtones

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La présidente du Ralliement national des Métis, Cassidy Caron, sur la place Saint-Pierre, lors de la visite d'une délégation autochtone au Vatican en 2022.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Radio-Canada

Maintenant que les survivants des pensionnats pour Autochtones ont reçu des excuses initiales du pape François pour les gestes posés dans certaines institutions catholiques, Cassidy Caron, la présidente du Ralliement national des Métis, affirme que la reine Élisabeth II devrait être la prochaine à demander pardon.

Cassidy Caron a formulé sa demande à la suggestion d'un survivant métis d'un pensionnat pour Autochtones puisque la reine Élisabeth II est la chef d'État du Canada et de l'Église anglicane. Elle a également demandé que la reine paye des dommages aux survivants.

« Dans nos communautés, certains besoins de base ne sont pas remplis, et c'est le résultat de la colonisation. C'est le résultat de l'assimilation et une compensation financière est nécessaire pour nous aider à aller de l'avant. »

— Une citation de  Cassidy Caron, présidente du Ralliement national des Métis

Mme Caron compte présenter sa demande quand elle rencontrera le prince Charles et sa femme Camilla Parker Bowles à Rideau Hall cette semaine dans le cadre de leur tournée canadienne.

Pour sa part, Mary Simon, la première gouverneure générale d'origine autochtone du Canada, a qualifié la visite d'occasion de faire état de l'évolution de notre pays, notre société diverse et inclusive, aussi bien que de la résilience des communautés autochtones.

Plusieurs Premières Nations ont signé des traités avec la Couronne contenant des promesses ― comme celle de partager les ressources naturelles ― que la Couronne n'a pas honorées.

La reine est également signataire des traités et a l'obligation de les respecter, déclaré Paul Andrew, qui a survécu au pensionnat pour Autochtones Grollier Hall à Inuvik aux Territoires du Nord-Ouest. La réconciliation peut aider à réparer les torts.

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La reine Élisabeth II est la chef d'État du Canada et de l'Église anglicane.

Photo : afp via getty images / Joe Giddens/Pool

Des excuses seraient les bienvenues, mais je crois que les actes sont beaucoup plus importants, explique Paul Andrew, ancien chef de Tulita, une communauté située à 614 km de Yellowknife. Nous demandons le début d'une nouvelle relation [avec la Couronne], c'est à eux de jouer.

L'ancien président de la Commission de vérité et réconciliation, Murray Sinclair, croit que les efforts pour obtenir des excuses de la famille royale pour les gestes posés par un gouvernement pourraient avoir un impact limité et compliquer le dossier.

Cela les pousserait inutilement dans l'arène politique et là c'est une toute nouvelle controverse, explique Murray Sinclair. Cela ne ferait que distraire de la conversation importante que nous devons avoir sur comment modifier ce que nous sommes, les relations que nous avons.

Garth Wallbridge, un avocat métis qui a travaillé avec la Commission royale sur les peuples autochtones, croit que le prince Charles et la duchesse de Cambridge devraient au minimum reconnaître le mal causé par les pensionnats pour Autochtones et la colonisation.

Une fois qu'il y a reconnaissance que la famille royale y a participé et qu'elle s'en excuse, ça ira, affirme Garth Wallbridge qui pratique le droit dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.

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