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Un premier cas de grippe aviaire chez une corneille en Gaspésie

Une corneille est posée sur un poteau.

Un premier cas de grippe aviaire a été déclaré en Gaspésie, dans la MRC de Bonaventure (archives).

Photo : Radio-Canada / ALEXANDRE LAMIC

Alice Proulx

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) rapporte un premier cas d'influenza aviaire chez une corneille dans la MRC de Bonaventure.

Lundi, la Ville de New Richmond a publié un avertissement sur les réseaux sociaux afin d'informer les citoyens de ce cas détecté.

De concert avec le MAPAQ ainsi que le Centre québécois pour la santé des oiseaux sauvages, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) surveille la progression des cas de grippe aviaire dans la province afin de rehausser la vigilance dans les élevages de volailles où le risque de mortalité en raison de ce virus est plus élevé.

Les oiseaux sauvages, principalement les oiseaux aquatiques, par exemple les canards, les oies, les bernaches et les goélands sont les porteurs naturels du virus. Ils vont le propager lors des migrations le long des couloirs migratoires, indique la biologiste de la division de la biosécurité et de la santé des animaux sauvages du MFFP, Ariane Massé.

Des bernaches du Canada au printemps.

Les bernaches du Canada font partie des espèces porteuses du virus (archives).

Photo : Radio-Canada / Olivier Plante

La biologiste précise que certaines espèces peuvent être infectées par le virus de la grippe aviaire sans développer de symptômes, alors que d'autres peuvent en mourir.

« Chaque semaine, on a des signalements. »

— Une citation de  Ariane Massé, biologiste, division de la biosécurité et de la santé des animaux sauvages, MFFP

Lorsqu'un oiseau est retrouvé mort, les agents de protection de la faune les acheminent au Centre québécois pour la santé des oiseaux sauvages où une nécropsie est réalisée.

On évalue les causes de mortalité de l’animal, on prend des prélèvements et, ensuite, il y a des tests PCR qui sont faits au laboratoire MAPAQ pour identifier si c’est bel et bien le virus de l’influenza aviaire qui est à l’origine de la mortalité de l’oiseau, mentionne-t-elle.

C'est notamment ce qui se passe avec des fous de Bassan retrouvés morts aux Îles-de-la-Madeleine au cours des derniers jours.

« Présentement, on travaille à s’assurer de récolter des spécimens dans le but d’avoir une analyse et de connaître les causes de mortalité qui sont inhabituelles dans le secteur. »

— Une citation de  Ariane Massé, biologiste, division de la biosécurité et de la santé des animaux sauvages, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs
Des Fous de Bassan sont regroupés.

Le ministère investigue sur les fous de Bassan (archives).

Photo : Radio-Canada

Étant donné que le ministère ne possède pas encore les résultats des analyses, il n'est pas en mesure d'indiquer la cause de ces mortalités.

La grippe aviaire demeure toutefois l'une des maladies à l'étude.

Appliquer les mesures de biosécurité à la lettre

Selon Mme Massé, ce virus est une menace importante à la santé des oiseaux d’élevage et peut, dans de rares cas, se transmettre aux humains.

Les situations particulières où il y a eu transmission, c’est vraiment lorsqu’une personne avait un contact étroit, soutenu et prolongé avec de la volaille infectée, explique-t-elle.

Même si le risque est moins élevé, la biologiste rappelle que les oiseaux sauvages morts ou blessés ne devraient en aucun cas être manipulés à mains nues.

Elle ajoute que les personnes qui pratiquent diverses activités d'observation d'oiseaux ou de chasse et qui possèdent des oiseaux d'élevage doivent s'assurer de respecter les mesures de biosécurité.

Des poules en liberté.

Les poules d'élevage sont des espèces à risque (archives).

Photo : Fournie par Peggy Ife

Le Bioparc de Bonaventure, qui compte une trentaine d'oiseaux sauvages, applique ces mesures depuis quelques jours déjà, en raison du cas de grippe aviaire détecté dans la MRC.

Par précaution, les oiseaux sauvages ont été séparés des autres espèces.

« On a pris les mesures un peu d’avance en voyant ce qui s’en venait. […] Les oiseaux sont dans une volière, un endroit fermé où les autres oiseaux sauvages n’ont pas accès jusqu’à tant qu’on soit un peu plus rassuré de la situation. »

— Une citation de  Marie-Josée Bernard, directrice générale du Bioparc

Les employés respectent également les mesures de biosécurité recommandées pour éviter toute contamination.

Pour l’instant, tout se passe bien. On a mis en place des mesures de biosécurité, c’est-à-dire que quand les employés passent d’une aire de vie à une autre où il y a des oiseaux, il y a désinfection des bottes par exemple, pour éviter de transporter le virus s’il y était, explique Mme Bernard.

La directrice générale du Bioparc, Marie-Josée Bernard.

Marie-Josée Bernard est préoccupée par la situation (archives).

Photo : Radio-Canada / Pierre Cotton

Mme Massé indique qu'à l'échelle provinciale, en date du 16 mai, le virus de l'influenza aviaire a été détecté chez 49 oiseaux sauvages et dans 7 élevages d’oiseaux domestiques. Ces derniers provenaient de la Montérégie, de l'Estrie, de Lanaudière, des Laurentides, du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches, de la Capitale-Nationale et de la Gaspésie.

Selon le MAPAQ, aucun cas positif d'oiseau de basse-cour et d'élevage n'a toutefois été enregistré dans la région.

Avec les informations d'Elise Thivierge et Joane Bérubé

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