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Le rythme de la Terre-Mère célèbre les traditions algonquines anishinaabe au CNA

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L’œuvre « Le rythme de la Terre-Mère », de l’artiste ottavienne Emily Brascoupé-Hoefler, célèbre la culture et les traditions algonquines anishinaabe.

Photo : Radio-Canada / Marika Bellavance

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Installée dans le Foyer du canal du Centre national des Arts (CNA), l’œuvre Le rythme de la Terre-Mère, de l’artiste ottavienne Emily Brascoupé-Hoefler, célèbre la culture et les traditions algonquines anishinaabe.

L'œuvre d’art, dévoilée lundi, y sera installée de façon permanente en guise de reconnaissance visuelle du territoire sur lequel le CNA est situé.

Chaque fois que nous présentons un spectacle ou événement, nous commençons en reconnaissant le territoire non-cédé de la nation algonquine. [...] À partir de maintenant, ces mots seront aussi exprimés à travers l'œuvre d’Emily Brascoupé-Hoefler, souligne le président et chef de la direction du CNA, Christopher Deacon.

Le rythme de la Terre-Mère évoque différents aspects de la culture et des traditions algonquines. Elle dépeint notamment les enseignements concernant l’histoire et la géographie autochtones de la région.

J’ai créé cette œuvre sur deux canevas circulaires pour représenter le tambour autochtone : le rythme du tambour [comme] les battements de nos cœurs et du cœur de la Terre, explique Emily Brascoupé-Hoefler, qui est née et a grandi dans la capitale fédérale.

« Je pense que c’est important que les gens se souviennent que les Algonquins sont ici, et que nous sommes ici depuis longtemps. C’est notre territoire et nous sommes fiers d'accueillir les gens sur celui-ci. »

— Une citation de  Emily Brascoupé-Hoefler, artiste algonquine d’Ottawa
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L’artiste algonquine d’Ottawa Emily Brascoupé-Hoefler.

Photo : Radio-Canada / Marika Bellavance

Selon elle, l’art permet d’ouvrir un dialogue entre les cultures. Ce qui est merveilleux avec les arts visuels, c’est que cela parle à tous. C’est un langage universel, alors je pense que c’est une excellente façon de lancer une conversation, renchérit l’artiste.

S’inspirer des aînés

Pour nourrir sa création, Emily Brascoupé-Hoefler s’est inspirée des enseignements des aînés Claudette Commanda, Annie Smith Saint-Georges, Albert Dumont et Pinock Smith.

On s’est rencontré beaucoup de fois pour parler de nos histoires. Elle m’a posé des questions sur la spiritualité, nos cérémonies, la signification du territoire, des animaux, la Lune, la Terre, énumère l’aînée algonquine originaire de Kitigan Zibi, Claudette Commanda. [Cette œuvre] est une célébration de la nation algonquine.

« [L’art] est éducatif. Quand quelqu’un va entrer au CNA et voir les deux yeux, la personne va s’arrêter pour se demander ce que c’est. Quand tu te poses des questions, tu commences un dialogue. »

— Une citation de  Claudette Commanda, aînée algonquine de la première nation de Kitigan Zibi

Emily Brascoupé-Hoefler a également puisé au sein de l’histoire de sa propre famille et des récits que cette dernière lui a transmis.

Le CNA a commandé cette pièce à Emily Brascoupé-Hoefler à la suite d’un appel aux artistes algonquins des 11 communautés algonquines du Canada.

Ça veut dire beaucoup pour moi d’avoir été sélectionnée, parce que j’ai ressenti une grande connexion envers ce processus. Ça me touche que des gens de partout dans le monde puissent voir cette œuvre [en venant au CNA], conclut l’artiste.

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