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Le PQ veut créer un ministère pour le développement des régions

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Le chef du PQ était de passage à Gaspé, dimanche et lundi.

Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant

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Le PQ propose une hausse et une régionalisation des investissements en infrastructures ainsi qu’un nouveau ministère pour coordonner le développement des régions.

Le chef du Parti québécois, Paul Saint-Pierre Plamondon, explique que son parti a comparé les populations et les investissements entre les villes et les régions durant les 10 dernières années. Cette comparaison, dit-il, démontre que les régions auraient reçu environ 5 milliards de moins que les grandes villes comme Montréal ou Québec.

Le chef, qui était de passage à Gaspé, dimanche et lundi, en conclut que les dépenses en infrastructures au Québec sont inégalement réparties et que cette iniquité pénalise surtout des régions comme la Gaspésie, l’Abitibi-Témiscamingue ou les Laurentides.

Pour y remédier, le 10e chef du Parti québécois propose de régionaliser le Programme québécois d’infrastructures (PQI) et de le doter d’un budget de 11 milliards de dollars répartis sur 10 ans.

Ce montant, selon Paul Saint-Pierre Plamondon, permettrait aux régions de rattraper leur retard.

Un nouveau ministère

Pour coordonner les investissements, le PQ propose de créer un ministère du Développement régional avec des bureaux dans chaque région. Il faut s'assurer d’une occupation dynamique du territoire de manière à donner les services publics et les leviers de développement à l'ensemble des régions du Québec, a soutenu Paul Saint-Pierre-Plamondon lors de son point de presse.

Paul Saint-Pierre défend de vouloir ajouter une nouvelle couche administrative : Il n'y a rien pour défendre les régions et nous, on dit qu’il y aura un ministère, il y aura des fonds qui garantissent l’équité pour les régions et surtout qui garantit que la prise de décision se prenne sur une base locale et non pas à Québec.

« Si c’est à Gaspé que ça se passe, ça vient avec un budget, un pouvoir décisionnel  »

— Une citation de  Paul Saint-Pierre-Plamondon, chef du Parti québécois

Le chef était accompagné de la députée de Gaspé, Méganne Perry Mélançon et de celui des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau.

La députée de Gaspé en a d’ailleurs profité pour énumérer certains projets en attente de réalisation dans sa circonscription comme la réfection du rail jusqu’à Gaspé, les places en CPE, la façade de l’église de Grande-Vallée et le gymnase de l’école Gabriel-Le Courtois.

Le problème, c’est qu’il y a des projets qui, d’année en année, de 10 ans en 10 ans, ne se réalisent jamais parce c’est à Québec qu’on décide d’aller de l’avant ou pas, a aussi renchéri le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau.

Paul Saint-Pierre-Plamondon estime que les régions ont perdu beaucoup avec le démantèlement des structures de développement régional effectué par les libéraux en 2014.

Le mot région a été rayé du ministère des Affaires municipales, ajoute Joël Arseneau. Force est de constater que la CAQ s’en accommode très bien.

Visites pré-électorales

Bien que la véritable course électorale ne démarrera que dans quelques mois, les partis sont déjà sur les blocs de départ.

Paul Saint-Pierre Plamondon indique d’ailleurs que cette annonce est la première d’une série sur le thème du développement régional.

La sortie du chef du Parti québécois, à Gaspé, survient au moment même où la ministre déléguée au Transport, Chantal Rouleau, était aussi sur la pointe de la péninsule pour annoncer des investissements de 7,7 millions au port de Gaspé.

Parallèlement, la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé entame cette semaine une tournée de la région qui se terminera à Gaspé, jeudi.

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