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Une vidéo d’un automobiliste tentant de renverser un cycliste suscite l’émoi

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La vidéo montre un automobiliste qui tente de faire tomber un cycliste.

Photo : capture d'écran de Twitter

Radio-Canada

Sur une vidéo prise par un cellulaire, un automobiliste poursuit un cycliste en tentant de le frapper sur le côté. On entend des cris, des klaxons retentissent, puis le chauffard sort de son véhicule pour invectiver le cycliste en personne.

Cette courte vidéo tournée à High Park à Toronto, cette fin de semaine, est devenue virale. Des dizaines de milliers de personnes l'ont visualisée sur les médias sociaux.

Nicholas Riamondo, le cycliste qui a été pris pour cible, s’en est tiré indemne mais compte néanmoins porter plainte, confirme-t-il à Radio-Canada. Il n'en avait pas l'intention, mais les réactions de soutien exprimées sur les médias sociaux ainsi que les expériences similaires partagées par d’autres cyclistes l’y encouragent.

En fait, la vidéo montre la fin de l’altercation, précise M. Riamondo en expliquant le déroulement des événements.

L’incident a débuté quand le chauffeur, garé sur la piste cyclable, était sur son téléphone en train de texter, raconte le cycliste. Quand on est passés, il est sorti et a failli renverser mon amie qui a hurlé pour attirer son attention.

Au lieu de s’en prendre à elle - et je suis heureux qu’il ne l’ait pas fait - il s’en est pris à moi qui roulais devant, à 6 mètres [d’elle], poursuit-il. Il a essayé de me pousser dans les virages pour que je tombe de mon vélo, il a fait ça trois fois.

« Je vis à Richmond Hill. Chaque fois que je vais en ville, je constate qu’on rencontre au moins une fois un conducteur agressif qui vous met en danger. »

— Une citation de  Nicholas Riamondo, cycliste

M. Riamondo se dit chanceux d’en être sorti indemne, notamment grâce à son expérience de cycliste chevronné. Ça fait 20 ans que je fais du vélo, j’en ai fait en compétition professionnelle. Je n’ai pas été effrayé parce que je me sentais en confiance, assure-t-il.

J’ai de l’expérience, je sais comment m’en sortir, je sais comment tomber, ce qui n’est pas le cas de la plupart des gens, affirme le Torontois.

Il affirme avoir été touché deux fois par la voiture.

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« Le vélo est libérateur, faites-en en toute sécurité et connaissez vos droits », conseille l'avocat David Shellnutt, également cycliste.

Photo : Radio-Canada

David Shellnett, avocat au cabinet The Biking Lawyer LLP, représente des cyclistes qui ont été blessés physiquement par des automobilistes qui utilisent leur auto comme une arme.

« La pandémie a vraiment exacerbé le problème, les gens sont stressés, en colère, sur les nerfs et vous le sentez sur la route, ils se comportent mal dans la rue. »

— Une citation de  David Shellnett, avocat au cabinet The Biking Lawyer LLP

Selon lui, la justice demeure trop laxiste dans les cas d’accident et d’intimidation dont les cyclistes sont victimes.

Les gens savent que l'on peut s'en tirer avec un meurtre dans un motovéhicule, l'application de la loi est limitée et les sanctions très légères, affirme Me Shellnett.

M. Riamondo espère néanmoins que la vidéo tournée par des automobilistes présents sur les lieux de l’incident contribuera à faire avancer sa plainte.

Des pistes plus sécuritaires

Selon les données des services de police de Toronto, il y a eu une moyenne annuelle de 45 collisions graves avec un vélo entre 2014 et 2020, année au cours de laquelle quatre cyclistes ont perdu la vie.

Au vu du nombre d’accidents, il faudrait que Toronto se dote d'une réflexion coordonnée à long terme dans la stratégie sur la façon de construire une infrastructure séparée et sécuritaire, fait valoir Me Shellnett.

Il ajoute que les pistes cyclables de Toronto ne sont pas bien balisées. [Chaque piste est différente], les marquages [aussi], c’est très confus pour tout le monde, on a donc besoin d’une uniformité à travers la ville.

Les cyclistes victimes d’un incident de circulation peuvent remplir une plainte en ligne ou se rendre à l'un des centres de signalement des collisions s’il n’y a pas de blessures nécessitant des soins médicaux immédiats.

Un nouveau centre de signalement a d'ailleurs ouvert ses portes au 9, avenue Hanna, à Liberty Village. Il accueille le public de 11 h à 19 h du lundi au vendredi (sauf les jours fériés).

Avec des informations de Camille Feireisen

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