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Nouvelles restrictions à Québec pour éviter le gaspillage de l’eau potable

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La Ville de Québec va limiter le nombre de jours par semaine pour arroser les pelouses. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Claudia Timmons

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L'administration Marchand souhaite modifier son règlement pour restreindre l'utilisation de l'eau.

La Ville de Québec doit adopter lundi soir une version modifiée de son règlement de l'agglomération sur l'eau potable. La dernière mouture date de 2008. Il était temps de l'ajuster par souci de cohérence et de clarté, selon le sommaire qui a été dévoilé lundi matin par le comité exécutif.

La nouvelle mouture va tenir compte de la Stratégie québécoise d'économie de l'eau potable pour assurer une gestion durable de la ressource en eau. L'an dernier, la Ville avait dû demander la collaboration de la population pour limiter l'utilisation de l'eau potable en raison du temps sec. L'objectif est d'éviter ce genre de situation et de garantir une eau de qualité et en quantité suffisante pour les besoins de base de la population.

« On ne peut pas se dire : "on va prioriser les gazons au détriment de l'eau potable." »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

« Notre but ici, ce n'est pas d'écoeurer le monde », a souligné le maire de Québec. Bruno Marchand rappelle qu'il y a eu trois épisodes l'an dernier où les réserves en eau potable de la Ville ont atteint des seuils critiques. Après investigation, la Ville a conclu que l'arrosage des pelouses était la source principale d'une surutilisation de l'eau potable.

Pelouse

La Ville apporte donc quelques changements quant à l'arrosage des pelouses. Il est désormais interdit de le faire les jours de pluie pour éviter le gaspillage. Le nombre de jours par semaine que l'on peut arroser les pelouses est limité à deux cette année. L'an prochain, les propriétaires ne pourront arroser leurs pelouses qu'une seule fois par semaine. C'est un changement majeur. Auparavant, les citoyens pouvaient arroser jusqu'à quatre fois par semaine.

La Ville promet une campagne de communication pour permettre aux citoyens de s'habituer au nouveau règlement. Une brigade d'étudiants va parcourir les rues dès cet été pour faire de la sensibilisation.

« Il fut un temps où il y avait des gens qui arrosaient leur banc de neige pour le faire fondre. On n'est pas si loin de cette époque où les gens pensaient que c'était normal. Il faut penser autrement. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Le règlement prévoit aussi à quel moment les citoyens pourront arroser. Les jours varient selon l'adresse municipale et le lieu de résidence. Les heures d'arrosage sont en soirée, de 20 h à 22 h ou entre 3 h et 5 h du matin pour un arrosage automatique. D'ailleurs, tout type d'arrosage automatique doit être muni d'une minuterie.

L'eau potable utilisée à des fins de production horticole n'est pas visée par le règlement.

Nettoyage

Il est permis de nettoyer une aire de stationnement jusqu'au 15 juin. Par la suite, les citoyens doivent avoir recours à un balai ou un souffleur à air. Il est également possible de nettoyer en tout temps une voiture, une terrasse ou un mur extérieur.

En ce qui concerne les piscines, le règlement reste le même : avant le 15 juin, on peut remplir le bassin les jours pairs pour les numéros d'immeuble pairs, et les jours impairs pour les numéros d'immeuble impairs.

Après le 16 juin, ce sera en tout temps. La Ville abolit l'obligation de le faire entre 21 h et 6 h du matin.

Urgence

La Ville ajoute à son règlement la possibilité d'interdire complètement l'arrosage, le remplissage ou le nettoyage en période de sécheresse. Dans ce cas exceptionnel, la Ville avait l'habitude de demander la collaboration du public, mais l'interdiction n'apparaissait pas dans son règlement. C'est le directeur général de la Ville qui doit publier une ordonnance.

La Ville élargit également son pouvoir d'inspection. Elle permet aux agents de prendre des photos et d'exiger la production de documents du contrevenant pour justifier son utilisation de l'eau potable.

Les amendes restent les mêmes. Elles varient de 150 $ à 500 $ pour une première offense jusqu'à un maximum de 2000 $.

Compteur d'eau?

La Ville n'envisage pas à court et moyen terme de recourir au compteur d'eau. Est-ce qu'il faudra le faire avec le changement climatique, je ne peux pas vous dire qu'on ne le fera jamais, précise Bruno Marchand.

Il estime que le compteur d'eau, c'est un peu trop intrusif dans la vie des citoyens.

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