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Jason Kenney vante le pétrole de l’Alberta à Washington

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M. Kenney rencontre des journalistes, lundi, avant son témoignage mardi devant le Comité sénatorial de l'énergie et des ressources naturelles.

Photo : La Presse canadienne / Larry MacDougal

La Presse canadienne

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, est à Washington dans le but de convaincre les législateurs du Capitole que sa province est leur meilleure option pour la sécurité énergétique nord-américaine.

M. Kenney rencontre des journalistes, lundi, avant son témoignage de mardi devant le Comité sénatorial de l'énergie et des ressources naturelles.

Cette audience, qui vise à explorer le partenariat énergie et minéraux entre le Canada et les États-Unis, comprendra également un témoignage virtuel du ministre des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson.

La sous-ministre québécoise des Mines, Nathalie Camden, et le président d'Électricité Canada, Francis Bradley, doivent également témoigner.

La ministre de l'Énergie de l'Alberta, Sonya Savage, et le ministre de l'Environnement, Jason Nixon, font partie de la délégation de M. Kenney.

L'audience de mardi intervient à l'invitation du président du comité, le sénateur de Virginie-Occidentale, Joe Manchin, un démocrate conservateur, qui a effectué une visite très médiatisée en Alberta le mois dernier.

M. Kenney est depuis longtemps un ardent défenseur du rôle que joue l'Alberta en tant que source d'énergie fiable et digne de confiance pour les États-Unis, un message qui, selon lui, est encore plus entendu depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février.

Joe Manchin s'est révélé un allié précieux, en tant que critique virulent de la décision du président américain, Joe Biden, qui, au premier jour de son mandat, a annulé l'expansion controversée du pipeline Keystone XL, entre les sables bitumineux de l'Alberta et les raffineries de la côte du golfe.

Nous n'aurions jamais dû abandonner le pipeline Keystone XL. Maintenant, nous aimerions ne pas l'avoir fait, a déclaré M. Manchin lors de sa visite en Alberta.

La Maison-Blanche, quant à elle, a rejeté à plusieurs reprises l'idée selon laquelle la poursuite du projet aurait atténué la pression sur les prix de l'essence aux États-Unis, qui ont grimpé en flèche en raison de l'inflation et des interdictions internationales généralisées sur l'importation d'énergie russe.

Toutefois, la visite de M. Kenney cette semaine pourrait avoir autant à voir avec la politique intérieure turbulente en Alberta qu'avec l'évolution du paysage géopolitique mondial.

M. Kenney reviendra en Alberta mercredi et il apprendra si les résultats d'un vote du Parti conservateur uni lui permettront de continuer à être le chef du parti et premier ministre.

Pas plus tard que la semaine dernière, il a rejeté sans équivoque, point final l'idée de convoquer des élections un an avant la date prévue dans l'espoir de rétablir une certaine unité du parti et de maintenir son emprise sur le pouvoir.

Le parti au pouvoir a été secoué par d'âpres luttes intestines au cours des derniers mois, dont des critiques publiques à l'endroit de Jason Kenney au sein de son propre caucus, qui culmineront mercredi avec les résultats du vote de confiance.

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