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Transmettre sa passion pour la nature à ses élèves... avec des faisans

Todd Smith porte un bébé faisan dans sa main.

Todd Smith est également le responsable du programme « Faisans en salle de classe », en collaboration avec la Fédération de la faune de Moose Jaw.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Depuis plus de 10 ans, Todd Smith, un enseignant à l’école Ducharme de Moose Jaw, en Saskatchewan, offre à ses élèves une expérience bien particulière : faire éclore et s'occuper d'oisillons de faisan.

Chaque année, les élèves de son école reçoivent des centaines d'œufs. Ils sont eux-mêmes responsables de les nettoyer, de les trier et de leur donner les soins nécessaires pour les voir éclore.

Une leçon de vie

Cette année, environ 45 % des œufs produisent des oisillons.

Même si ce chiffre peut sembler bas, Todd Smith explique que c’est en fait supérieur à ce qu’on retrouve dans la nature.

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Près d'un œuf sur deux ont éclos dans les salles de classe, soit le double de ce que l'on retrouve dans la nature.

Photo : Todd Smith

Dans la nature, on va avoir 20 % qui vont éclore. Puis, de ces 20 %, on a des prédateurs qui vont en prendre et différentes choses qui vont arriver, explique celui qui est aussi le responsable du programme Faisans en salle de classe pour la division locale de la Fédération saskatchewanaise de la faune.

Todd Smith est persuadé que les élèves qui participent à ce programme en retirent de nombreux apprentissages. Certains jeunes développent même un plus grand intérêt pour les sciences.

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Ces oisillons seront bientôt transportés dans une ferme pour poursuivre leur croissance avant d'être relâchés dans la nature.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

À la fin du projet, dans leur cours d’embryologie, les étudiants tentent de comprendre la raison pour laquelle certains œufs n'ont pas éclos.

C’est justement en faisant ces expériences que les élèves développent de l'empathie et du respect pour l'environnement et le processus naturel que subissent les animaux, soutient l'enseignant.

Jusqu'à maintenant, la recrudescence de la grippe aviaire n’a pas eu d’impact sur le programme. Todd Smith espère que cela sera encore le cas quand les oisillons seront emmenés dans deux fermes à l’extérieur de Moose Jaw au cours des prochains mois.

La majorité des oies blanches, l’espèce qui transportait la maladie aviaire, sont déjà au Nord, explique-t-il. Donc le risque d'être exposé est de moins en moins présent, mais on prend quand même des précautions à la ferme concernant la biosécurité.

Voler de ses propres ailes

Vers le début du mois de septembre, les faisans seront relâchés dans la nature. Une bague sera alors installée à la patte des mâles pour pouvoir les suivre au cours de leur vie sauvage.

Pour Todd Smith et ses élèves, ce moment en est un de fierté.

Si on profite d’une ressource, je crois qu’on doit redonner à la ressource, explique-t-il. Pour lui, ce projet contribue à assurer l'avenir des faisans pour les générations futures.

Selon l'enseignant, les jeunes qui participent au projet sont heureux d’avoir contribué au développement des oisillons et de les voir finalement voler de leurs propres ailes.

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