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La preuve est close au procès de Steve Lévesque

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Une photo de l'accusé Steve Lévesque prise le 26 janvier 2020, peu de temps après son arrestation par la Sûreté du Québec.

Photo : Sûreté du Québec

La présentation de la preuve des deux parties a pris fin lundi au procès de Steve Lévesque, accusé du meurtre au 2e degré de Maxime Dugas-Lepage, au palais de justice de Rimouski. Le procureur aux poursuites criminelles et pénales a terminé son contre-interrogatoire de l'accusé qu'il avait commencé avant la pause d'un peu plus d'une semaine en raison de la COVID-19.

Des membres du jury ont reçu des résultats positifs au test de dépistage du coronavirus. L'audience devant jury a donc été suspendue la semaine dernière le temps que les 12 jurés complètent une période de confinement.

Les procédures ont donc repris pour une sixième semaine.

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Jérôme Simard, a questionné l'accusé pour obtenir des précisions sur le déroulement des jours qui ont suivi le meurtre allégué. Les faits allégués auraient été commis en janvier 2020 à Sainte-Anne-des-Monts.

Jérôme Simard a notamment demandé à Steve Lévesque de donner plus de détails sur la façon dont il se serait départi de l'arme à feu que la victime aurait pointée sur lui avant son décès. Dans son témoignage, l'accusé a expliqué au tribunal que le coup de feu qui aurait tué Maxime Dugas-Lepage aurait été tiré par accident, alors qu'il tentait de le désarmer.

Le procureur a demandé à l'accusé s'il était bien exact de dire qu'il aurait jeté l'arme à feu en question dans la poubelle d'une halte routière de l'autoroute 20, sans qu'il l'ait nettoyée du sang de la victime au préalable.

Comme il l'a fait lors de son interrogatoire principal, Steve Lévesque a expliqué qu'il aurait ramassé l'arme au sol à mains nues, près de la victime, et qu'il l'aurait placée dans un sac. Il a poursuivi en ajoutant qu'il n'aurait jamais ressorti l'arme à feu du sac avant de jeter ce sac dans la poubelle de la halte routière.

Maître Simard lui a demandé s'il se souvenait de quelle halte routière il s'agirait. L'accusé a répondu qu'il ne s'en souvenait plus.

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Ces gants enduits de latex ont été saisis par les policiers lors de la perquisition menée le 26 janvier 2020 à l'entrepôt de Saint-Lin–Laurentides. Des traces de l'ADN de l'accusé ont été retrouvées dans l'une des paires de gants saisies à cet endroit.

Photo : Sûreté du Québec

Le procureur a signifié à l'accusé qu'il semblait avoir pris de nombreuses précautions pour ne pas laisser de traces ou d'empreintes, alors qu'il aurait tenté de se départir du corps de la victime, notamment en portant des gants à certains moments.

Il a questionné Steve Lévesque à savoir pourquoi, alors qu'il aurait pris toutes ces précautions, il aurait décidé de se départir de l'arme à feu dans un endroit public, en plein jour et sans la nettoyer au préalable.

L'accusé a simplement répondu que ce serait bel et bien la façon dont il se serait débarrassé de l'arme à feu qui aurait appartenu à la victime.

Retour sur l'interrogatoire de la police

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales a diffusé quelques extraits de l'interrogatoire policier de Steve Lévesque au lendemain de son arrestation le soir du 25 janvier 2020 à Rimouski.

Dans l'un de ces extraits, le policier qui interroge l'accusé lui demande s'il se serait rendu chez Mario Lafontaine, à Sainte-Anne-des-Monts, le soir du 20 janvier 2020.

Le policier ajoute : des gens qui étaient là [chez Mario Lafontaine ce soir-là], est-ce qu'ils pourraient parler à la police? Est-ce qu'ils pourraient dire ce qui est arrivé?

Sur cette bande vidéo, Steve Lévesque lui répond : je ne le sais pas. Je ne peux pas te le dire. Je n'étais pas là.

Après que le tribunal a regardé la séquence, maître Simard a demandé à l'accusé s'il se rappelait avoir prononcé ces paroles lors de son interrogatoire par la police. Steve Lévesque a répondu qu'il se souvenait avoir été interrogé, mais qu'il ne se souvenait pas de la teneur des propos.

Il a affirmé qu'il aurait, lors de cet interrogatoire, indiqué à maintes reprises aux policiers qu'il ne désirait pas leur parler et qu'il souhaitait se prévaloir de son droit au silence.

Le juge, François Huot, a profité de ce moment pour parler du concept de droit au silence aux membres du jury. Il a rappelé que ce droit est inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés et que nul n'est tenu de parler aux policiers après avoir été arrêté.

Le juge a indiqué aux jurés qu'ils ne doivent pas se laisser influencer négativement quant à la culpabilité de l'accusé parce qu'il a décidé de ne pas offrir sa version des faits aux policiers.

Le procès doit reprendre mercredi avec les plaidoiries.

Le juge devrait ensuite formuler ses directives au jury et les jurés devraient être isolés vers la fin de la journée de jeudi.

Leur délibération devrait s'amorcer vendredi.

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