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Prévention du suicide : la baisse du budget et le manque de services sont décriés

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Le Bureau des coroners de la Saskatchewan a comptabilisé 204 suicides en 2021. (archives)

Photo : iStock

La Presse canadienne

Un an après l’adoption d’une loi sur la prévention du suicide en Saskatchewan, les fonds destinés au programme ont chuté pour s’établir à 1 million de dollars.

Selon les statistiques du ministère de la Santé, ces fonds ont diminué de 200 000 $ comparativement aux deux dernières années.

Le ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Everett Hindley, a affirmé que le financement du programme Pillars for Life est moins élevé cette année parce qu'il n'y a plus de dépenses liées à son démarrage.

Adoptée en avril 2021, la Loi sur la stratégie de la prévention du suicide donnait au ministère de la Santé une période de six mois pour consulter des organismes, les autres provinces et le gouvernement fédéral afin d'élaborer un plan de prévention du suicide.

Le ministre affirme que l’enveloppe budgétaire pour la santé mentale de cette année est de 8 millions de dollars.

Nous voulons nous assurer que l’argent est bien dépensé et que ceux qui ont besoin d’aide bénéficient d'améliorations, a-t-il expliqué.

Selon le ministère de la Santé, les sommes qui n'ont pas été octroyées au programme Pillars for Life ont été allouées à des campagnes de prévention du suicide et au projet Roots for Hope, qui se déroule dans le nord de la province.

Le député néo-démocrate Doyle Vermette affirme pour sa part que le gouvernement échoue dans la mise en oeuvre de la Loi et qu'il fait très peu de consultations.

Il n’y a rien qui a été fait pour les familles à qui j’ai parlé, explique le critique néo-démocrate en matière de santé mentale et des dépendances.

Le Bureau des coroners de la Saskatchewan a dénombré 204 morts par suicide en 2021, dont 41 % étaient des Autochtones.

Selon des données préliminaires, il y a eu 34 suicides en Saskatchewan au cours des quatre premiers mois de l’année.

Un cauchemar pour avoir de l’aide

Des intervenants dénoncent le manque de spécialistes dans la province et souhaitent une réforme majeure pour la prévention du suicide et la santé mentale.

C’est un cauchemar pour obtenir de l’aide , affirme Chris Ball, un Métis dont le fils de 16 ans s'est suicidé en 2017.

Avant de commettre l’irréparable, son fils, Kye a fait plusieurs visites dans les hôpitaux et avait de la difficulté à obtenir de l'aide, dit-il.

Nous avons essuyé des refus pour une place dans une aile psychiatrique en raison de l’engorgement. Le système est détraqué, ajoute Chris Ball.

Le gouvernement fait des petits changements qui aident, explique Chris Ball, mais ce n’est pas ce dont nous avons besoin. Nous voulons des changements importants pour aider notre jeunesse.

En Saskatchewan, il y a un manque criant de psychiatres et de conseillers professionnels. Selon les données du gouvernement, des jeunes ou des enfants qui ont besoin de voir un psychiatre doivent attendre neuf mois.

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