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Élisabeth Borne remplace Jean Castex et devient première ministre de la France

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L'annonce officielle de la nomination d'Élisabeth Borne a été faite en compagnie de son prédécesseur, Jean Castex.

Photo : Getty Images / AFP/LUDOVIC MARIN

Agence France-Presse

Le président français Emmanuel Macron a nommé lundi la ministre du Travail, Élisabeth Borne, à la tête du gouvernement, à un mois des élections législatives. C'est la deuxième femme à accéder à ces fonctions en France.

M. Macron, réélu le 24 avril pour cinq ans, a nommé Mme Borne, 61 ans, issue de la gauche, première ministre et l'a chargée de former un gouvernement, selon un communiqué de la présidence.

Je viens de remettre ma lettre de démission, a déclaré M. Castex après une heure d'entrevue avec le chef de l'État au palais présidentiel de l'Élysée. La présidence a indiqué que M. Macron avait accepté cette démission.

La passation de pouvoirs entre le premier ministre sortant Jean Castex et Mme Borne a eu lieu lundi peu après 19 h 30 heure locale.

Réélu le 24 avril, M. Macron avait assuré il y a une semaine à Berlin qu'il connaissait déjà le nom de son prochain premier ministre, sans toutefois dévoiler son identité, à près d'un mois des législatives des 12 et 19 juin.

Seuls indices donnés par le chef de l'État, son nouveau premier ministre sera doté d'un profil social, écologique et productif.

Mme Borne, technicienne tenace, jugée loyale, est perçue par le pouvoir comme ayant fait ses preuves au gouvernement pendant tout le dernier quinquennat, en passant par divers ministères, des Transports au Travail en passant par l'Écologie.

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Élisabeth Borne est perçue comme ayant fait ses preuves au gouvernement d'Emmanuel Macron depuis son élection en 2017. Elle a depuis été à la tête de plusieurs ministères importants.

Photo : Reuters

Outre l'avantage d'être une femme, une option soutenue par 74 % des Français, selon un sondage IFOP publié dans le Journal du Dimanche, cette ancienne directrice de cabinet de la socialiste Ségolène Royal a également le mérite d'appartenir à l'aile gauche du parti d’Emmanuel Macron.

Un atout à l'heure où s'annoncent de nouvelles réformes sociales, à commencer par la mère des batailles sur les retraites.

Lors de son premier mandat, Emmanuel Macron avait surpris les observateurs, en nommant Édouard Philippe, puis Jean Castex, deux élus sans aucune expérience gouvernementale.

Jean Castex, qui s'était autoproclamé premier ministre de l'intendance, a multiplié les déplacements à travers la France – 350 en 22 mois – imprimant l'image d'un chef de gouvernement des territoires, soucieux de la promotion de l'exécution des réformes, quitte à passer complètement sous les radars sur le plan national.

Première femme à ce poste depuis 1992

Si une femme devait bien être désignée, Édith Cresson, la seule à avoir occupé le poste (1991-1992), sous la présidence du socialiste François Mitterrand, lui souhaite beaucoup de courage au sein d'une classe politique machiste.

Ce choix était d'autant plus attendu qu'il devait confirmer ou non l'orientation qu'entend se donner le chef de l'État.

Emmanuel Macron a promis de tenir compte de la colère exprimée par de nombreux Français pendant la crise des gilets jaunes, révoltés contre sa politique fiscale et sociale, et lors de l'élection présidentielle, et de changer de méthode.

La gauche radicale insatisfaite

Sa nomination commence dès les premiers instants par une tentative de tromperie, Mme Borne serait une femme de gauche, a réagi le chef de file de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, lui contestant cette appellation.

M. Mélenchon, arrivé troisième de l'élection présidentielle en avril, a cité plusieurs réformes portées par la ministre du Travail, la considérant comme personnellement responsable qu'un million de chômeurs aient leur allocation baissée, et souligné qu'elle s'était prononcée pour la retraite à 65 ans.

Pour l'heure, le bloc présidentiel est crédité de quelque 26 % d'intentions de vote aux élections législatives et conserverait une majorité à l'Assemblée nationale.

Il est toutefois défié par l'union de la gauche socialiste, écologiste, communiste et radicale, autour de Jean-Luc Mélenchon (arrivé troisième au premier tour de la présidentielle), qui obtiendrait 28 % et l'extrême droite de Marine Le Pen, finaliste malheureuse du second tour face à Emmanuel Macron (24 %).

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