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Un interrogatoire « harcelant », estime le juge au procès de Carl Girouard

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Le jury est isolé pour délibérer sur le sort de Carl Girouard (archives).

Photo : Radio-Canada / ILLUSTRATION HBÉ

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La police de Québec a mené un interrogatoire qui pourrait être « assimilé à du harcèlement », a soulevé le juge Richard Grenier lors du procès de l'auteur des attaques au sabre, dans le Vieux-Québec, lundi.

Maintenant que les jurés sont isolés pour décider du sort de l'accusé, les discussions qui ont eu lieu en l'absence du jury peuvent être dévoilées.

Lors d'une séance de préparation de ses directives avec les avocats, le 22 avril, un commentaire du juge a fait bondir l'avocat de la poursuite.

Le juge Grenier voulait spécifier aux jurés qu'il ne fallait pas tirer une inférence négative du fait que Girouard ait gardé son droit au silence durant son interrogatoire de plus de cinq heures.

Le mot "harcèlement" me heurte, a fait valoir le procureur de la poursuite, Me Francois Godin.

Le juge a rappelé que le droit au silence est un droit constitutionnel et qu'il ne pouvait pas cautionner ça.

« Je ne suis pas convaincu qu’un interrogatoire qui dure 5 heures et demie sans obtenir de réponse est conforme aux dispositions de la charte. »

— Une citation de  Richard Grenier, juge de la Cour supérieure

L'avocat de Girouard, Me Pierre Gagnon, a proposé d'utiliser le terme insistance répétée.

Finalement, le juge Grenier n'a pas fait mention de l'interrogatoire dans ses directives au jury.

En délibération

L’auteur des attaques au sabre dans le Vieux-Québec fait face à deux accusations de meurtre et cinq autres de tentative de meurtre.

Le juge Richard Grenier a terminé de donner ses directives, lundi avant-midi, aux 11 membres du jury.

Le magistrat leur a expliqué les paramètres qu’ils doivent évaluer pour décider si l’accusé de 26 ans est criminellement responsable ou pas des événements survenus le 31 octobre 2020.

Le bien et le mal

Si les jurés estiment que Girouard était en mesure de faire la différence entre le bien et le mal, il devra être déclaré coupable. Des verdicts de meurtre au premier ou deuxième degré sont possibles, de même que d’homicide involontaire.

Le juge Grenier a souhaité de bonnes délibérations aux sept femmes et quatre hommes, qui seront coupés du monde jusqu’à ce qu’ils en viennent à un verdict.

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