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Deux films autochtones se démarquent aux Sommets du cinéma d’animation

Une jeune chamane inuit dans le film d'animation.

Le court métrage d'animation «Angakusajaujuq: The Shaman's Apprentice» a été tourné en langue inuit.

Photo : Gracieuseté : Isuma TV

Radio-Canada

Les courts métrages d’animation Angakusajaujuq: The Shaman's Apprentice, de Zacharias Kunuk, et Meneath: The Hidden Island of Ethics, de Terril Calder – deux cinéastes canadiens d’origine autochtone – ont remporté deux des cinq prix principaux remis aux 20es Sommets du cinéma d’animation, dont la cérémonie de clôture s’est déroulée dimanche à la Cinémathèque québécoise, à Montréal.

Ces deux films d’une vingtaine de minutes ont été primés par le jury de la Compétition canadienne, qui était composé des artistes Olivier Morin, Jean-Charles Mbotti Malolo, Shira Avni, Pixie Cram et Marya Zarif.

Angakusajaujuq: The Shaman's Apprentice, réalisé par le cinéaste inuk Zacharias Kunuk (lauréat de la Caméra d’or au Festival de Cannes en 2001 pour son long métrage Atanarjuat), a remporté le Prix Guy-L. Côté pour le meilleur film d'animation.

Ce récit inspiré par le rôle traditionnel du chaman dans la mythologie inuite, dans lequel une grand-mère et sa petite-fille voyagent sous terre pour sauver un chasseur malade, a été récompensé pour sa grande richesse visuelle, culturelle, et émotive; pour son animation, sa cinématographie, son design, ses éclairages et sa mise en scène d’une fluidité et beauté époustouflante, a écrit le jury par voie de communiqué.

Présenté en première mondiale l’an dernier au Festival du film d'animation d'Annecy, en France, Angakusajaujuq: The Shaman's Apprentice a récolté de nombreux honneurs nationaux et internationaux, dont celui du meilleur court métrage canadien au Festival du film de Toronto (TIFF).

Meneath: The Hidden Island of Ethics, de la réalisatrice métisse née en Ontario Terril Calder, a quant à lui décroché le Prix spécial du jury – École NAD-UQAC. Cette production de l’Office national du film explore les contradictions entre les sept péchés capitaux et les sept enseignements sacrés anichinabés.

Le jury a notamment été impressionné par la prise de risque graphique, l’esthétique audacieuse ainsi que la complexité de techniques, de médias et de matières de ce film réalisé en animation image par image (stop motion).

Le prix du meilleur personnage revient à la sculptrice aveugle et iconoclaste Louisiane Gervais, protagoniste du film Pas de titre, d’Alexandra Myotte, qui crée des sculptures étrangement sensuelles qui nous parlent autant d’écologie, de diversité sexuelle, du marché de l’art que d’une étouffante vie rurale, mentionne le jury.

Vert, le tout premier vidéoclip du groupe de folk rock québécois Harmonium, a lui été récompensé pour son lyrisme audacieux et son équilibre parfait entre abstraction et figuration.

Produit par GSI Musique et conçu par Marcella Grimaux, Gabriel Poirier-Galarneau et Vince Hurtu, le vidéoclip d’animation a été réalisé en collaboration avec l’Orchestre symphonique de Montréal, 46 ans après la sortie de la chanson.

Enfin, le prix du meilleur film éducatif ou de commande a été remis à une autre production de l’ONF, Caresses magiques  Masturbation : la petite histoire d'un grand tabou, de Lori Malépart-Traversy. Parce que ça arrive à transmettre avec quelques lignes un érotisme tendre, ludique, ouvert, auquel tout le monde peut s’identifier, à appeler un chat un chat sans être cru. Toujours magique, explique le jury.

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