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Une trombe terrestre, ou mini tornade, observée dans l’est ontarien

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Une colonne d'air a été observée à Casselman, dimanche après-midi.

Photo : Facebook / Xtrem Chase Québec / Gracieuseté Dominique Goulet

Radio-Canada

Plusieurs personnes ont observé une colonne d’air dans l'est ontarien, au sud de Casselman, dimanche en après-midi.

Des témoins ont partagé photos et vidéos sur les réseaux sociaux. Le phénomène s’est produit vers 16 h 23.

Ce qui est arrivé, c’est ce qu’on appelle une trombe [terrestre], c’est une espèce de tornade qui est d’habitude très faible en nature, mais c’est quand même une tornade et ça peut être un peu effrayant pour certains, explique Steven Flisfeder, météorologue de sensibilisation aux alertes pour Environnement et Changement climatique Canada en entrevue à ICI Ottawa-Gatineau. Les tornades les plus fortes sont d’habitude causées par des rotations dans l’atmosphère, dans le cadre d’une trombe, c’est plutôt une rotation près de la terre qui est soulevée par un courant d’air et qui s’étire à la verticale.

Selon Environnement et Changement climatique Canada, une tornade est une colonne d'air qui tourne violemment sur elle-même, suspendue d'ordinaire à la base sombre des nuages orageux.

Les tornades sont une des tempêtes les moins fréquentes de toutes, mais, en violence, ce sont les plus destructrices, précise le Ministère sur son site internet.

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Une colonne d'air a été observée dans le ciel de l'est ontarien, dimanche en après-midi.

Photo : Facebook / Xtrem Chase Québec / Gracieuseté Dominique Goulet

Observer une trombe de terre n'est pas si rare, poursuit M. Flisfeder, qui estime qu'on peut en voir trois ou quatre chaque année, en Ontario.

Assistant de recherche pour le Projet des tornades du Nord, à la Western University, à London, Francis Lavigne-Theriault explique que le printemps comme l'automne sont propices à ce phénomène, surtout sur l'eau.

C’est plus commun dans ces saisons. [...] Les températures sont un peu différentes. [...] En septembre, octobre et novembre, on en voit beaucoup sur les lacs, car il y a une différence de température : le lac est plus chaud et le vent est plus froid.

Celle survenue dimanche arrive toutefois un peu tôt dans la saison, considère M. Flisfeder.

Nous avons déjà la première tornade de la saison, ce n’est même pas encore l’été, alors c’est très possible qu’on ait plus de tornades avant la fin de l’été.

Difficile toutefois de prévoir si la saison des tornades sera particulièrement marquante cette année, précise le météorologue de sensibilisation aux alertes pour Environnement et Changement climatique Canada.

Pour la saison des tornades, c’est très très difficile d’avoir une prévision pour une saison au complet. C’est très différent de la saison des ouragans, par exemple, où la modélisation est beaucoup plus efficace pour nous donner une idée, dit-il, recommandant toutefois au public de surveiller les alertes qui sont émises par le Ministère.

Rappelons que la saison des ouragans va du 1er juin au 30 novembre.

Aucun dommage ni blessé

À Casselman, la trombe de terre est restée au-dessus d'un champ et aucun blessé ni dommage n'a été signalé pour le moment.

C’est très très rare qu’une trombe [fasse] des dommages ou des blessés. C’est un phénomène très localisé, beaucoup plus faible qu’une tornade d’un orage Supercell - les orages les plus violents. Mais ça peut quand même faire des dommages parfois, prévient M. Flisfeder.

Une enquête plus approfondie est en cours, y compris un examen des images satellites, menée par l'équipe du Projet tornades du Nord.

Notre investigation continue, ce n’est pas terminé, explique M. Lavigne-Theriault, qui précise que cela peut prendre de 24 à 48 heures. On est en train de contacter les personnes qui avaient des vidéos et des photos pour essayer d’avoir le plus d’informations possible, savoir où la tornade a commencé, où s’est-elle finie, sa taille. [...] Une autre chose qu’on utilise, ce sont les images satellites. On regarde avant et après pour voir si on a manqué des dommages, notamment dans la forêt, ou si on peut avoir plus d’informations sur la tornade. [...] S’il y avait eu des dommages, ça aurait été une investigation sur le terrain.

Le Projet tornades du Nord a été lancé en 2017.

Le but du projet, c’est de documenter toutes les tornades - passées et présentes - pour avoir une meilleure climatologie au Canada. [...] Il y a beaucoup d’études aux États-Unis qui essaient de répondre à ces questions-là, ça fait longtemps qu’ils font des projets de recherche. On est un peu en retard au Canada, mais on est en train de se rattraper, explique M. Lavigne-Theriault qui précise que le projet se poursuivra en s'intéressant à tous les phénomènes naturels destructeurs.

Lui-même coordonne un déplacement de trois mois en Alberta avec des étudiants, cet été, pour étudier la grêle.

Avec les informations de Benjamin Vachet

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