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La hausse du prix du diesel frappe durement les pêcheurs

Un bateau de pêche chargé de casiers à homard quitte le havre.

Des pêcheurs ont vu leurs dépenses pour le diesel doubler, ou même tripler, comparativement à l'an dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Mario Mercier

Radio-Canada

L’augmentation du prix du diesel est un coup dur pour les pêcheurs qui ont vu leurs dépenses liées à ce carburant doubler, ou même tripler, au cours de la dernière année.

Cédric Robicheau, transformateur de homard de la région de Meteghan dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, ressent les conséquences.

Ça coûtait 500 $ pour le diesel dans les bateaux et à cette heure ça coûte 1200 $ par jour. Moi, mes camions pour aller aux [États-Unis], amener des homards à [l’exportation partout dans le monde], ça me coûtait 1100 $. À cette heure, ça me coûte 2200 $, précise M. Robicheau.

Le prix maximal autorisé pour le litre de diesel libre-service, lundi, est de 248,1 ¢ dans la région d’Halifax. Il s’élève à 260,1 ¢ au Nouveau-Brunswick et à 259,6 ¢ à l’Île-du-Prince-Édouard. À Terre-Neuve-et-Labrador, il atteint 269,3  ¢ dans la péninsule d’Avalon.

Les appâts et la main d'oeuvre coûtent aussi plus cher

Certains pêcheurs paient deux fois plus pour faire le plein comparativement à l'an dernier. L’augmentation est difficile à absorber, indique Luc Leblanc, conseiller aux pêches à l'Union des pêcheurs des Maritimes.

C’est l’une des trois grandes dépenses pour les pêcheurs. Il y a premièrement le diesel, la main-d'œuvre et l’appât. Et dans les trois cas, il y a des augmentations que je qualifierais de fulgurantes, affirme M. LeBlanc.

Pêches et Océans a annoncé ce printemps une interdiction de la pêche au hareng de printemps et au maquereau, des sources d'appâts importantes.

Luc LeBlanc aimerait que le gouvernement donne un coup de pouce aux pêcheurs.

Certains gouvernements envisagent des mesures pour aider les consommateurs à affronter l'inflation. Par exemple, au Nouveau-Brunswick, le premier ministre Blaine Higgs a évoqué la possibilité d’une remise pour les consommateurs. Mais aucune mesure concrète n’est encore en vigueur.

En attendant, Cédric Robicheau croit que la hausse du prix du diesel risque de se répercuter sur les consommateurs de produits marins.

D’après un reportage d’Héloïse Rodriguez

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