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Manque de personnel et surcharge de travail anticipés au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

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Les urgences sont débordées à Sherbrooke (archives).

Photo : Radio-Canada / Emilie Richard

Radio-Canada

Le Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est avertit que l'été sera encore une fois difficile dans le réseau de la santé.

Le manque de personnel, mais aussi la surcharge de travail dans les urgences sont évoqués. Il y a l’influenza qui s’ajoute à la COVID. Les gens sont très malades et nos membres sont aussi touchés. Il y a énormément de patients sur les étages et il n’y a pas de lit parce qu’il n’y a pas de personnel pour donner les soins. Il y a aussi beaucoup de gens hospitalisés à l’urgence sur des civières. Il y a beaucoup de pression sur le personne, explique la présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est, Stéphanie Goulet.

Elle soutient que l'épuisement et la fatigue pandémique ont laissé des traces. Les conditions de travail ne cessent de se détériorer. La pénurie de main-d'œuvre fait encore mal. Les gens sont découragés.

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS aurait déjà avisé qu'il manquera 800 infirmières cet été, alors que l'été dernier, il en manquait 500. L’été et les vacances ne sont pas encore commencés, mais il y a encore beaucoup de temps supplémentaire obligatoire dans les hôpitaux et les CHSLD, soutient Stéphanie Goulet.

La fin des primes versées par le gouvernement Legault depuis le début de la crise aura aussi un impact. Nous anticipons encore plus de départs. Ces incitatifs étaient une forme de valorisation du travail qui est fait, déplore Stéphanie Goulet.

« Les gens sont épuisés après trois jours de travail comme s’ils en avaient fait cinq ou six étant donné la tâche de travail importante. »

— Une citation de  Stéphanie Goulet, Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est

Stéphanie Goulet reconnaît que la direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS est sensible à la situation. Il y a une compréhension de l’employeur, mais il faut continuer à offrir le service à la population versus les ressources disponibles. Les services à donner sont trop nombreux pour le personnel disponible. Il y a eu beaucoup d'efforts pour l'embauche du personnel, mais il y a eu beaucoup de départs ce qui fait que les chiffres ne cessent de se dégrade, indique-t-elle.

La FIQ a notamment demandé au CIUSSS de l'Estrie-CHUS de mettre en place des mesures incitatives pour le personnel qui accepte d'aller prêter main-forte pour éviter le temps supplémentaire obligatoire. On demande également une révision à la hausse des ratios d’effectifs pour le nombre patients.

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