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Un Estrien sauvé de la noyade par sa fille

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Guy Poulin va remercier longtemps sa fille de lui avoir sauvé la vie.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Radio-Canada

La vie de Guy Poulin a failli basculer vendredi : sa fille l'a sauvé de la noyade sur le petit lac Magog. Le père de famille de cinq enfants témoigne de l'importance de porter une veste de flottaison et de bien mesurer les risques d'hypothermie.

Malgré l'eau froide du mois de mai et sans veste de flottaison, Guy Poulin a quand même décidé de se baigner dans les eaux du lac Magog. Une décision qui aurait pu lui être fatale. J'ai vraiment eu peur parce que je venais d'avaler des gorgées d'eau et quand je me tenais, je vomissais l'eau que je venais d'avaler, raconte M. Poulin.

Son ami, Strahinja Gravilovic, qui l'accompagnait, a tenté de le pousser vers le ponton, mais en vain. La troisième fois, quand je l'ai poussé, il y a des vagues qui sont arrivées à cause des bateaux qui sont passés. Le ponton était déjà rendu à sept ou huit pieds, je n'étais plus capable. Je commençais à rusher parce que l'eau était extrêmement froide, témoigne ce dernier.

Voyant la situation se détériorer, Maggie Poulin a sauté à l'eau pour venir au secours de son père.

Elle m'a pogné par le bras et elle m'a mis la veste sur le chest. Je l'ai agrippée. Je te jure qu'il n'y avait rien pour me faire lâcher ça, raconte M. Poulin. Aussitôt que j'ai touché à la veste, je suis sorti de l'eau. Je n'avais plus besoin de forcer. Je suis resté accroché dessus. Ma fille est restée à côté de moi et après elle m'a traîné jusqu'au bateau.

« Je savais qu'il y avait 50 % de chances que je me noie avec lui et 50 % de chances qu'on s’en sorte ensemble. […] C'était comme plus fort que moi, je ne pouvais pas le regarder se noyer et ne rien faire.  »

— Une citation de  Maggie Poulin
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Maggie Poulin a fait preuve de sang froid.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Ce fut un moment de grande inquiétude pour sa conjointe, sachant que M. Poulin n'est pas un bon nageur. J'ai eu vraiment peur. Le cœur me serre juste de concevoir que j'aurais pu perdre mon conjoint, d'être veuve à 31 ans avec mes cinq enfants. Ça ne se peut pas pour une simple ceinture. De grâce, mettez vos ceintures de sécurité, rappelle Christelle Gosselin. C'est également le message que lancent Guy Poulin et sa fille. On le savait qu'il peut arriver un danger, mais on n'était pas conscients tant que ce n'était pas arrivé, mais là, on va toujours en mettre, raconte Mme Poulin.

« Même si on ne veut pas mettre des vestes, c'est important. La veste, ça la prend. Je suis la preuve, sinon je ne serais pas là pour vous en parler aujourd'hui. »

— Une citation de  Guy Poulin

La baignade dans un lac au mois de mai peut exiger certaines mesures. Souvent les gens vont se tromper. Ils vont pouvoir lire les températures, mais ils vont prendre les températures qui sont de surface. Dès qu'on est debout dans l'eau et qu'on s'aperçoit qu'à quatre ou cinq pieds de profond, l'eau est très froide, ça peut prendre quelques minutes pour devenir en hypothermie, explique le propriétaire de Location des quatre lacs, Jean-Philippe Baron.

La prudence est de rigueur en ce début de saison aquatique.

D’après le reportage de Jean Arel

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