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Une marche à la mémoire des victimes d’homicides à Winnipeg

Une femme derrière le palais Législatif de Winnipeg.

La directrice générale du Manitoba Organization for Victim Assistance, l'organisme manitobain qui vient en aide aux familles de victimes d’homicides, Karen Wiebe est la mère de T.J. Wiebe, tué en 2003 à l'âge de 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

Une vingtaine de personnes ont participé à une marche à la mémoire des victimes d’homicides, dimanche après-midi à Winnipeg, à l’initiative de l’association Manitoba Organization for Victim Assistance (MOVA) qui vient en aide aux familles de victimes d’homicides.

La marche s’est déroulée sur un itinéraire allant de la Fourche au Palais législatif du Manitoba. Elle s’inscrit dans le cadre la Semaine nationale des victimes et survivants d'actes criminels.

Pour la directrice générale deManitoba Organization for Victim Assistance, Karen Wiebe, cette journée est importante pour non seulement démontrer un soutien aux familles, mais aussi pour sensibiliser la population aux situations de ces familles.

C’est important pour les victimes de savoir qu’elles ont une voix et qu'elles peuvent partager leurs histoires, dit-elle.

Selon Karen Wiebe, les homicides peuvent avoir des conséquences à long terme sur les familles.

Janine Gosselin a participé à la marche en souvenir de sa grand-mère assassinée en 2011.

On pense à elle tous les jours, affirme-t-elle.

Des journées comme celle-ci lui rappellent que sa famille n’est pas seule à vivre une telle douleur. Elle et sa famille ont pu partager leur peine avec d’autres familles présentes.

Janine Gosselin derrière le Palais législatif à Winnipeg, le 15 mai 2022.

La grand-mère de Janine Gosselin, Elizabeth Lafantaisie, a été tuée en 2011.

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

Elle soutient que des organismes comme MOVA lui apporte beaucoup d’aide en termes de soutien moral, mais aussi d’éducation en ce qui a trait aux rapports entre la justice, la police et les familles.

Par exemple, on avait fait des badges pour ma grand-mère, mais on ne pouvait pas les porter à la cour (lors du procès), explique-t-elle.

Femmes et filles autochtones disparues ou assassinées

La présidente du National Family and Survivors Circle, Hilda Anderson-Pyrz, présente lors de la marche, a pris la parole devant le Palais législatif.

Elle souligne que le cas des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées demeure un enjeu important au Canada.

Une femme derrière le Palais Législatif du Manitoba, le 15 mai 2022.

Hilda Anderson-Pyrz est la présidente du National Family and Survivors Circle.

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

Nous avons besoin plus DE d’actions des gouvernements pour assurer la sécurité des femmes et des filles autochtones, fait-elle valoir.

Sa sœur a été assassinée et retrouvée à l’extérieur de sa maison en 2011. Hilda Anderson-Pyrz observe des lacunes dans les enquêtes menées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Le rapport de police indiquait une mort par intoxication, alors que l’autopsie démontrait des marques de blessures sur elle, déplore-t-elle.

Le rassemblement a pris fin au jardin commémoratif des personnes victimes d’homicide. Des familles présentes ont planté dans ce jardin une feuille biodégradable ou était inscrit le nom de leur proche décédé. 

Plusieurs personnes debout derrière le Palais législatif du Manitoba, le 15 mai 2022.

Le 15 mai, une vingtaine de personnes se sont rassemblées autour du jardin commémoratif des victimes d'homicides derrière le Palais législatif du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

C’est une manière de redonner vie à nos êtres chers, souligne-t-elle. Leurs noms, nos sentiments, notre amour, tout cela va nourrir les fleurs qui seront plantées ici chaque année.

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