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Comment provoquer les discussions intimes de L’autre midi à la table d’à côté?

Marc Labrèche et Normand Brathwaite à la table d'un restaurant.

Marc Labrèche et Normand Brathwaite font partie des personnalités publiques à avoir discuté à l'émission «L'autre midi à la table d'à côté».

Photo : ICI ARTV

Radio-Canada

L’autre midi à la table d’à côté sera de retour pour une troisième saison sur les ondes d'ICI Télé le 22 mai. Les téléspectateurs et téléspectatrices pourront donc, le temps d’une douzaine d’épisodes de 43 minutes, s’imaginer surprendre une conversation intime entre deux personnalités publiques.

Le concepteur de l’émission, Francis Legault, avoue être lui-même du genre à laisser traîner son oreille au restaurant, lieu dans lequel est ancrée la populaire série. Il faut se méfier de moi, dit-il en riant.

Ce n’est pas sans raison : l’ambiance décontractée d’un repas dans un lieu public est propice aux discussions personnelles et aux anecdotes, et donc idéale pour découvrir les artisans et les artisanes du Québec sous un angle intime, selon lui.

Ce qui est vraiment très intéressant de la formule de L’autre midi à la table d’à côté, c’est qu’il n’y a pas d’animateur. Il n’y en a pas un des deux qui a le contrôle sur l’autre, explique Francis Legault.

Les deux personnes à table s’influencent donc mutuellement, selon lui : une confidence peut en entraîner une autre, alors qu’une question vachounette peut également provoquer un échange croustillant.

Rappelons-nous quand l’humoriste Mariana Mazza et l’animatrice Patricia Paquin, bonnes joueuses, se sont toutes deux questionnées sur leur vie de couple la saison dernière.

Choisir les bonnes personnes

Pour que sa formule non interventionniste fonctionne, l’émission L’autre midi à la table d’à côté doit toutefois mettre en scène des personnes complémentaires. Un défi qui n’est pas toujours facile à relever, selon Francis Legault.

On ne sait jamais ce qui va se passer, dit-il. Autant pour nous quand on enregistre l'émission que les invités.

La rencontre haute en énergie entre Anne Dorval et Julie Snyder avait notamment fait réagir le public l’an dernier.

C’est deux femmes de tête, deux femmes à qui on ne fait pas faire ce qu’elles ne veulent pas, estime le concepteur.

Julie, en général, tout le monde l’aime, tout le monde est prêt à lui donner la patte, mais là, elle a rencontré quelqu’un qui ne dit pas oui si elle ne pense pas oui, dit-il en riant.

Pour tourner une émission, encore faut-il convaincre des personnalités publiques de venir s’asseoir dans le restaurant fictif de L’autre midi à la table d’à côté.

Il s’agit d’un exercice de plus en plus facile, selon Francis Legault.

Les gens veulent venir parce qu’ils savent qu’on ne recherche pas du potin. De l’intime, mais pas du potin. Et que [leur expérience] peut servir à des gens, dit-il.

De la radio à la télé

Avant d’être à la télé, L’autre midi à la table d’à côté a eu une vie essentiellement à la radio pendant de nombreuses années.

Francis Legault estime que si le public semblait porter davantage attention aux propos des discussions lorsqu'elles étaient diffusées à la radio, la télévision permet de montrer le langage corporel des personnalités publiques invitées, ce qui ajoute à la richesse de l’émission, selon lui.

Il se souvient notamment d’une discussion sur la paternité entre le poète David Goudreault et Louis-José Houde, durant laquelle il croit avoir décodé une certaine tristesse dans le visage de l’humoriste, qui désire un jour avoir des enfants – une fille appelée Ingrid Houde, dit ce dernier à la blague dans son spectacle Mille mauvais choix.

Louis-José Houde dans un restaurant.

Louis-José Houde à l'émission «L'autre midi à la table d'à côté»

Photo : Zone 3

Ce texte a été écrit à partir d'une entrevue réalisée par René Homier-Roy, animateur de l'émission Culture Club. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté et de concision.

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