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David Milgaard, qui a passé 23 ans en prison à cause d’une erreur judiciaire, est décédé

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David Milgaard est décédé à Calgary à l'âge de 69 ans.

Photo : Radio-Canada / Josh Lynn

Radio-Canada

David Milgaard, un homme originaire de Winnipeg qui a passé 23 ans derrière les barreaux pour un viol et un meurtre qu’il n’avait pas commis, est décédé à Calgary en fin de semaine, a confirmé sa famille.

L’homme de 69 ans est décédé des suites d'une pneumonie lors d'un bref séjour à l'hôpital.

En 1969, David Milgaard avait 16 ans et voyageait en Saskatchewan avec des amis lorsque le cadavre de Gail Miller, une infirmière de Saskatoon, avait été retrouvé dans un banc de neige.

Reconnu coupable de ce meurtre à l’âge de 17 ans, il a passé 23 ans en prison à tenter de prouver son innocence.

Au fil des ans, ses avocats avaient accusé la police d'avoir fait preuve de la pire vision en tunnel possible au cours de leur enquête.

M. Milgaard a été relâché en 1992. Cinq ans plus tard, des analyses d’ADN ont révélé un lien entre le crime pour lequel il avait été accusé et le criminel Larry Fisher.

Larry Fisher a été condamné à la prison à vie huit ans plus tard pour viol et meurtre. Il est décédé en 2015.

Au service des victimes d'erreurs judiciaires

Après sa sortie de prison, David Milgaard est devenu un ardent défenseur des droits des victimes d’erreurs judiciaires. Il a reçu une compensation financière de plusieurs millions de dollars en 1999.

Ses proches le décrivent comme un homme charmant qui n'entretenait ni colère ni animosité.

Pour Greg Rodin, un des avocats qui ont contribué à obtenir l'indemnisation de David Milgaard, la relation entre l'avocat et son client s'est transformée en amitié au fil des ans. Selon lui, David Milgaard était une personne aimante, bienveillante et gentille.

Il ajoute que son ami croyait en la possibilité d'améliorer grandement le système judiciaire en s'inspirant des traditions autochtones.

Tous ceux qui connaissaient et aimaient David sont en état de choc et attristés, dit-il. Mon ami va me manquer.

Il voulait vivre une vie pleine en profitant de tout le temps qu'il avait sans être rancunier, raconte le Dr Patrick Baillie, un psychologue qui a témoigné en sa faveur durant l'enquête sur les circonstances de sa condamnation, en 2006.

Sa vie était toujours définie par quelque chose qu'il n'avait pas fait et il voulait la redéfinir à partir de ce qui était important pour lui.

Avec les informations de Meghan Grant

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