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Les maisons à vendre demeurent toujours aussi chères à l’Î.-P.-É.

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Le prix moyen d'une maison vendue à l'Île-du-Prince-Édouard a atteint un niveau record de 414 742 $, une augmentation de plus de 20 % par rapport à avril 2021.

Photo : Radio-Canada / David Donnelly

Radio-Canada

Le marché immobilier de l’Île-du-Prince-Édouard ne montre que de légers signes de ralentissement. Le prix des maisons pourrait demeurer stable, alors qu’il baisse dans les grandes villes.

À l’échelle nationale, le marché a ralenti en mars. Le prix des maisons vendues et le prix moyen de vente ont diminué en comparaison avec février. Mais ce n’est pas le cas sur l’île.

Les plus récentes données immobilières montrent que les prix des maisons continuent d’augmenter pour l’instant. Selon l’Association du marché immobilier de l’Î.-P.-É, sur les 194 maisons ou unités vendues sur l’île en avril, le prix moyen a atteint un niveau record de 414 742 $, une augmentation de plus de 20 % par rapport à avril 2021.

Avec ces prix records, il s’est vendu moins de maisons en avril sur l’île, soit 23 % de moins que les ventes records d’avril 2021. Dans les quatre premiers mois de 2022, les ventes ont été réduites de 9 % par rapport à la même période l’an dernier.

Cette hausse de prix s'expliquerait par le peu de maisons sur le marché. Le nombre de nouvelles inscriptions sur l’île en avril (265) était en baisse de 17 % par rapport à avril 2021.

Pas une bonne nouvelle pour les acheteurs

Il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle pour un éventuel acheteur qui souhaite un ralentissement du marché avant d’obtenir sa première maison ou déménager dans une plus grande.

Si les prix des logements devaient baisser un peu ou s’il y avait une petite correction, vous pourriez penser que cela pourrait rendre les maisons plus abordables pour les gens qui entrent dans le marché. Mais si les taux d’intérêt continuent de monter, cela mettrait davantage de pression sur l’accessibilité en termes de paiements mensuels , soutient James Marjerrison, le président de l’Association du marché immobilier de l’Î.-P.-É.

Les acheteurs auraient alors besoin d’une plus grande mise de fonds pour garder leurs engagements hypothécaires plus gérables en fonction des taux d’intérêt plus élevés, a-t-il expliqué.

C’est un tour de passe-passe quand on jongle avec les taux d’intérêt  et le prix des maisons , compare le président de l’Association du marché immobilier de l’Î.-P.-É.

La hausse des taux hypothécaires fait mal

L’économiste Shaun Cathcart, économiste de l’Association canadienne de l’immeuble, a remarqué que les prix augmentent plus lentement qu’il y a un an.

La flambée des taux hypothécaires en mars a vu le marché ralentir en avril ailleurs au pays, fait-il part.

Mais pas tellement à l’Île-du-Prince-Édouard. Les marchés plus abordables ont tendance à être plus à l’abri des hausses des taux d’intérêt , constate-t-il.

Les provinces maritimes ont des acheteurs de l’extérieur qui viennent vendre leurs maisons dans un marché actif et qui ont beaucoup d’argent à dépenser, dit l’économiste. Ils ne se soucient pas des taux hypothécaires car leurs maisons sont encore relativement abordables.

C’est une bénédiction et une malédiction de pouvoir maintenir l’activité du marché à un niveau plus élevé qu’ailleurs au Canada, où nous avons connu de grands ralentissements. Mais ce n’est pas non plus une bonne chose pour les gens de la région qui se disputent un inventaire de maisons à vendre presque records , soupèse l’économiste.

James Marjerrison affirme qu’il a entendu des acheteurs potentiels qui ont préféré continuer à louer jusqu’à ce que les prix descendent.

Si les prédictions de Shaun Cathcart s’avèrent, ces acheteurs potentiels pourraient attendre très longtemps.

D’après un reportage de Sara Fraser de CBC

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