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Propos diffamatoires : la région sanitaire Prairie Mountain poursuit une ex-employée

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La défenderesse n’a pas soumis d’exposé de la défense, et les allégations à son endroit n’ont pas été prouvées devant les tribunaux. L'ancienne infirmière de Brandon n’a pas répondu aux demandes d'entrevue de Radio-Canada. (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylviane Lanthier

Radio-Canada

Une ex-infirmière psychiatrique de Brandon est poursuivie par son ancien employeur après avoir partagé des publications incendiaires à l’endroit de ses collègues, accusant la région sanitaire Prairie Mountain de tuer ses patients.

Dans la poursuite soumise le 12 avril à la Cour du banc de la reine de Winnipeg, la région sanitaire Prairie Mountain demande une injonction judiciaire afin d’empêcher l’infirmière de publier des propos diffamatoires à propos de son ancien employeur, exigeant aussi que celle-ci retire quatre vidéos publiées sur ses réseaux sociaux.

Dans ces publications, l’infirmière allègue que la région sanitaire Prairie Mountain se moque des personnes sans-abri, qu’elle protège les abuseurs et qu’elle tue ses patients.

Dix employés de la région sanitaire Prairie Mountain font aussi partie de la poursuite. Ils affirment que l’infirmière a partagé des publications erronées, diffamatoires et malicieuses à leur endroit.

En janvier, la défenderesse a publié une vidéo sur TikTok, Facebook et Instagram dans laquelle elle qualifiait ses collègues d’idiots et de terribles infirmières qui ne s’intéressent pas au bien-être des patients.

Selon les documents de la cour, l’infirmière comptait diffuser les identités de ses collègues, afin de leur faire perdre leurs emplois, notamment.

Après les publications diffamatoires, les codemandeurs ont été victimes de moqueries, d’aliénation et de mépris, alors que leurs réputations sont désormais entachées, peut-on lire dans la requête. Ceux-ci souffriraient désormais d’anxiété, vivant dans la crainte et la honte.

Le droit de pratique de l’infirmière de Brandon a été suspendu le 12 janvier, sans motif explicite. Selon le site web du Collège des infirmières psychiatriques du Manitoba (CRPNM), celle-ci a renoncé à son droit de pratique le 17 janvier.

La registraire du CRPNM, Laura Panteluk, affirme qu’elle ne peut pas discuter de cas précis au sein du Collège.

La défenderesse n’a pas soumis d’exposé de la défense, et les allégations à son endroit n’ont pas été prouvées devant les tribunaux. Elle n’a pas répondu aux demandes d'entrevue de Radio-Canada.

Le coordonnateur des communications de la région sanitaire Prairie Mountain, Blaine Kraushaar, affirme que celle-ci ne commentera pas l’affaire.

Radio-Canada ne dévoile pas les identités des personnes impliquées dans le dossier, considérant les enjeux de santé mentale qui y sont soulevés.

Avec les informations de Vera-Lynn Kubinec

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