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La culture innue à l’honneur au Salon du livre de la Côte-Nord

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L'Institut Tshakapesh œuvre à la valorisation de la culture innue.

Photo : Radio-Canada / Xavier Lacroix

Radio-Canada

Un atelier d'initiation à la langue innue était organisé samedi à l'occasion du Salon du livre de la Côte-Nord. Les organisateurs souhaitaient notamment transmettre leur culture aux participants.

C’est l'Institut Tshakapesh, établi dans la communauté innue d'Uashat mak Mani-utenam, qui a organisé l’atelier. Il s'agissait, pour les instigateurs, d'une occasion de valoriser la langue, mais surtout d'intéresser les allochtones à la culture innue.

On les côtoie souvent, mais on en connaît des fois très peu sur leur culture. C'est une belle occasion de partager, je pense, leur culture avec nous. C'est important d'être là, a témoigné une participante de l’atelier.

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Une vingtaine de participants ont assisté à l'atelier.

Photo : Radio-Canada / Xavier Lacroix

Parmi les présentations, le musicien Dan-Georges Mckenzie, d'Uashat mak Mani-utenam a offert une prestation musicale dans sa langue maternelle.

Celui qui est aussi coordonnateur aux communications de l’Institut Tshakapesh se dit très fier que cet établissement mette sur pied des outils pour valoriser la culture innue, et ce, depuis bientôt 45 ans.

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L'auteur-compositeur-interprète Dan-Georges Mckenzie a offert une prestation musicale en innu.

Photo : Radio-Canada / Xavier Lacroix

Il y a des applications, des dictionnaires en innu-aimun. Il y a aussi la grammaire qui a été créée. Il y a des livres pour enfants, des poèmes aussi de Joséphine Bacon traduits pour les jeunes, énumère-t-il.

Un intérêt nouveau

La poétesse et militante des droits autochtones Natasha Kanapé Fontaine était aussi présente au Salon du livre de la Côte-Nord samedi. Elle se réjouit de l’intérêt porté aux cultures autochtones, qu’elle estime sincère.

Nous, ça nous permet de nous exprimer avec de moins en moins de barrières, de moins en moins de difficultés. Je trouve ça quand même extraordinaire, surtout pour la jeune génération qui vit maintenant dans un monde où son expression est valorisée. Elle est mise de l'avant. Je me dis qu'on est dans une époque vraiment spéciale, explique l'auteure originaire de la communauté de Pessamit.

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Au Salon du livre de la Côte-Nord, Natasha Kanapé Fontaine a notamment présenté son roman, «Nauetakuan un silence pour un bruit», paru aux éditions XYZ.

Photo : Stéphane Audet

Selon elle, cet intérêt a notamment été suscité par les événements récents liés au mouvement Idle No More, aux découvertes tragiques de Kamloops ainsi qu'à l'affaire Joyce Echaquan. Ces tragédies ont, à son avis, mis en lumière l'importance de l'affirmation de l'identité autochtone.

D'après un reportage de Xavier Lacroix

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