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Fin du masque obligatoire : entre prudence et soulagement en Outaouais

Un masque médical est accroché sur la rampe qui longe le pont.

Le masque n'est plus obligatoire dans les endroit publics à Ottawa comme en Outaouais (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

En Outaouais, comme partout ailleurs au Québec, l’obligation de porter le masque dans les endroits publics a été levée samedi. Dans la région, si certains se disent enfin libérés d’une obligation contraignante, plusieurs préfèrent encore jouer la carte de la prudence, alors que le virus continue de circuler.

Annie Langlois est allée faire ses courses pour la première fois depuis un long moment sans porter de masque, samedi. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle abandonne le masque à jamais. Ce sera du cas par cas, dit-elle, car une inquiétude demeure.

Une femme accorde une entrevue à la caméra.

Annie Langlois entend décider au cas par cas si elle porte ou non un masque dans un endroit public.

Photo : Radio-Canada

Je suis un peu inquiète pour les endroits vraiment occupés. Je vais continuer à porter le masque dans les endroits où il y a beaucoup de monde, oui, absolument. Mais où c’est ouvert et où il n’y a pas beaucoup de monde, non, partage-t-elle.

Mélissa Beauchamps, qui travaille en restauration, dit pour sa part qu’elle n’est pas encore prête à enlever le masque.

Je prends mes précautions pour moi, ma famille et les gens autour de moi, dit-elle.

Même son de cloche du côté de Sylvie Fillon, pour qui le port du masque restera encore un certain temps une habitude du quotidien.

Une femme accorde une entrevue à la caméra.

Sylvie Fillon n'a pas l'intention d'abandonner le masque tout de suite.

Photo : Radio-Canada

Cette pandémie nous a plongés un peu dans un traumatisme social où on n'est pas sûrs si on doit baisser le masque et où on marche un peu sur des œufs. Moi, c’est sûr que je vais continuer de porter le masque parce que la pandémie n’est pas terminée, partage-t-elle.

Faire respecter le choix de chacun

Alors que la question continue toujours de diviser, Carole Lajeunesse, cheffe-propriétaire du bar Lala Bistro dans le secteur Buckingham, à Gatineau, s’attend à devoir faire un autre type de gestion maintenant que le masque n’est plus obligatoire.

Après la gestion entourant le respect des mesures sanitaires dans son établissement, la tenancière prévoit devoir maintenant gérer les tensions entre les clients qui sont opposés au masque et ceux qui continuent de le porter par choix ou nécessité.

Une femme dans un restaurant accorde une entrevue par visioconférence.

Carole Lajeunesse, cheffe-propriétaire du bar Lala Bistro dans le secteur Buckingham, à Gatineau

Photo : Radio-Canada

C’est une autre bataille qui commence pour moi, dit-elle. Je vais être là pour soutenir les gens qui ont décidé de porter le masque, par respect, et pour dire aux gens qui sont impolis envers ceux qui le portent [...] de sortir s’ils ne changent pas d’attitude. C’est la liberté [de chacun], confie Mme Lajeunesse.

« C’est un autre petit combat qui s’en vient, ça, c’est sûr. »

— Une citation de  Carole Lajeunesse, cheffe-propriétaire du bar Lala Bistro

À Ottawa, de l’autre côté de la rivière des Outaouais, le masque n'est plus obligatoire dans les endroits publics depuis le 21 mars dernier.

Avec les informations de Rebecca Kwan et de Samuel Blais Gauthier

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