•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des champignons potentiellement protecteurs de vignes piquent la curiosité de chercheurs

Un pied de vigne avec des grappes de raisin.

Leurs recherches portent principalement sur les effets de deux champignons de la famille des Trichoderma.

Photo : Jon Adrian

Radio-Canada

Des chercheurs de la Colombie-Britannique étudient deux types de champignons dont la présence a un effet protecteur sur les troncs de vignes, les empêchant de développer des maladies causées par d’autres champignons.

Ces maladies sont causées par des champignons qui s’attaquent principalement aux endroits où des branches ont été coupées et minent la santé de la plante. Les dommages causés peuvent s’avérer coûteux pour les vignerons, qui tentent d’en contrôler la propagation à l’aide de produits chimiques.

La découverte de l’effet bénéfique de deux autres types de champignons pourrait toutefois leur venir en aide.

Le chercheur Jinxz Pollard-Flamand, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, explique que les espèces Trichoderma canadense et Trichoderma viticola sont des prédateurs naturels des champignons qui causent les maladies du tronc des vignes. Selon lui, leur taux d’efficacité contre ces maladies pourrait dépasser 70 %.

Les tests qu’il mène consistent à inoculer des plaies de coupe avec les champignons protecteurs avant de tenter de les contaminer avec les espèces parasitaires pendant 21 jours. Nous avons découvert que l’infection est considérablement réduite, note-t-il.

Si le recours aux Trichoderma pour combattre la maladie n’est pas une nouveauté, souligne le chercheur, l’étude portant spécifiquement sur ces deux espèces et leurs effets sur des types particuliers de vignes pourrait conduire au développement de moyens naturels de combattre les infections qui déciment des vignobles et minent des entreprises vinicoles.

Jinxz Pollard-Flamand note que des recherches supplémentaires seront nécessaires avant que des produits dérivés des deux espèces de Trichoderma identifiées puissent être commercialisés.

Hans Buchler, un propriétaire de vignoble d’Oliver, en Colombie-Britannique, soutient toutefois que ce genre de produits serait bien accueilli dans son coin de pays.

On voit de plus en plus de symptômes de l’infection fongique dans cette région considérée comme la capitale du vin canadien depuis une quarantaine d’années. Il ajoute que ces recherches sont vraiment, vraiment prometteuses.

C’est un des exemples intéressants des effets que peut avoir la recherche dans le monde.

Avec les informations de l’émission Daybreak North

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !